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La fille qui aimait les abeilles – Santa Montefiore


Résumé : 1973. Trixie Valentine est amoureuse du leader d’un groupe anglais de rock qui passe l’été sur la petite île au large de Cape Cod (Massachusetts) où elle a grandi. La jeune femme en a assez de sa vie isolée, et rêve des grandes villes du monde. Elle a prévu de quitter l’île à l’automne avec Jasper ; après tout, elle ne veut pas finir comme sa mère, Grace, qui s’occupe des jardins des grands propriétaires depuis qu’elle a quitté l’Angleterre avec son mari, Freddie, à la fin de la guerre. Trixie ne comprend pas non plus l’obsession de sa mère pour les abeilles, et pourquoi elle les regarde s’affairer autour des ruches.

1937, l’Angleterre se prépare à la guerre, et la jeune Grace Hamblin est sur le point de se marier. Mais alors qu’elle est sur le point de s’engager avec Freddie Valentine, elle est déchirée entre cet amour de jeunesse et le superbe aristocrate qu’elle ne pourra jamais épouser, malgré son amour débordant pour lui. Le prix à payer pour faire le bon choix est énorme, et elle transporte sa douleur de l’autre côté de la planète, où Freddie, revenu gravement blessé de la guerre, amène également sa propre douleur, mais aussi un énorme secret.

 

Mon avis :

Au début de ma lecture j’ai eu quelques difficultés à rentrer dans l’histoire mais une fois deux ou trois chapitres lus j’ai été embarquée par le récit. L’histoire se passe entre deux époques : les années 1930 et les années 1980-1990. Même si j’ai aimé les deux périodes j’ai préféré celle qui se passe dans les années 30. J’adore les romans historiques et pouvoir me plonger dans une époque que je n’ai pas vécue. Dans les années 30 on suit Grace, qui vit avec son père qui est apiculteur et jardinier pour le domaine de la famille, Penselwood. La romance est au cœur du roman mais l’auteur fait évoluer le personnage de Grace qui devient une femme et qui veut s’émanciper de sa condition de fille au foyer. Elle a un père aimant qui l’aide à faire ce qu’elle veut. Pendant cette période la seconde guerre mondiale est présente dans le roman. On voit alors les femmes prendre la place des hommes aux champs, à la ferme etc.. Les femmes deviennent alors  indépendantes. On ressent aussi le malheur que cause cette guerre sur les familles, la vie du peuple mais aussi la difficulté pour les soldats d’être sur le front loin de leurs proches à risquer leur vie à chaque instant. Dans l’époque plus proche de la nôtre on suit Trixie, qui est la fille de Grace. Elle a un sacré caractère et se bat pour vivre ses rêves. Elle va partir à la recherche du passé de sa famille en découvrant des objets qui l’intrigue. Ce roman traite pour moi de l’émancipation de la femme au travers des deux époques où l’on peut constater de nombreuses différences. Il traite aussi de la dureté de la guerre, de s’adapter à une vie différente et de la différence entre les classes sociales. L’amour est omniprésent sans tomber dans la mièvrerie.

Concernant les personnages, j’ai beaucoup aimé celui de Grace qui possède un caractère bien à elle. Elle est assez têtue et volontaire. Au début du roman elle est assez rêveuse mais pendant son évolution son caractère va devenir un peu plus secret et réaliste. Trixie est une femme pleine d’ambitions qui montre même un caractère féministe mais reste tout de même rêveuse, ce qui la rapproche de sa mère. Freddie, est un homme finalement assez mystérieux. On sait ce qu’il a vécu sans pour autant le connaître en profondeur. Je ne parlerai pas des autres personnages pour éviter les spoilers et laisser les lecteurs découvrir ce roman.

Concernant l’écriture je l’ai trouvée fluide et très agréable. J’ai été transportée par ce récit et les descriptions de l’auteur que ce soit concernant les deux époques mais aussi les paysages et la manière dont on s’occupe des abeilles et des fleurs. L’auteur différencie bien les classes sociales et le fossé qui les sépare. L’histoire m’a passionnée et j’ai été émue par la vie de ses personnages.

 

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Hantée tome 1 : Les ombres de la ville – Maureen Johnson


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Résumé : A Londres, un assassin hante les rues, réveillant la légende de Jack l’Eventreur. Malgré l’omniprésence des caméras, le tueur est indétectable sur les écrans. Aurora, arrivée depuis peu sur son campus, se rend compte qu’elle est la seule capable d’apercevoir son ombre. Accompagnée d’un mystérieux jeune homme, elle plonge au plus profond des brumes de la cité pour arrêter le meurtrier avant qu’il ne récidive…

Mon avis :

Le mois d’octobre est arrivé et j’avais très envie de lire certains livres qui sont dans ma PAL. Plutôt axer sur le surnaturel ou le policier octobre étant le mois d’Halloween et d’ailleurs différents challenges ont lieu ce mois-ci. J’ai choisi Hantée car il me tente depuis un bon moment !

L’histoire se passe à Londres à cette époque. Jack l’Eventreur est prit pour exemple d’un meurtrier qui reproduit à l’exactitude ses meurtres. Le roman oscille entre des souvenirs de Jack L’Eventreur et les meurtres actuels. Au final l’époque de Jack l’Eventreur est assez peu exploitée. Je m’attendais à lire un parallèle bien développé entre les deux époques mais on évolue vraiment dans le présent. Cela ne m’a pas dérangé mais je ne m’attendais à ça. Alors à ceux qui veulent un roman historique passez votre chemin. Par contre l’ambiance noire et pesante est très présente dans le roman. On suit une adolescente, Aurora, qui se retrouve dans un internat à Londres alors qu’elle habitait aux Etats-Unis. Elle essaie de s’adapter mais son « don » peu banal rend les choses plus diffiicles. J’ai beaucoup aimé le fait de découvrir le quotidien dans cet internat, d’Aurora mais aussi l’enquête qui prend de plus en plus d’ampleur. Même si on découvre assez vite le coupable c’est tout ce qu’il y a autour qui a de l’importance.

Concernant les personnages, j’ai bien aimé Aurora. Elle est une adolescente débrouillarde mais qui montre aussi ses faiblesses quand il le faut. Ensuite il y a Jazza, sa colocataire qui est une camarade à l’écoute et qui essaie d’intégrer Aurora. Au fur et à mesure d’autres personnages apparaissent et deviennent importants. Ils sont difficiles à cerner et je pense que dans le second tome on en apprend plus sur eux.

Concernant l’écriture, je l’ai trouvée fluide et les descriptions bien faites. L’ambiance est assez sombre sans être trop effrayante. Ce roman est parfait pour les personnes qui veulent se lancer dans un roman à l’ambiance un peu effrayante, cette lecture est idéale pour la période d’Halloween.

En quelques mots : Une belle lecture malgré certains aspects restés un peu trop en surface (le côté historique avec Jack L’Eventreur). Une intrigue qui se met en place et une enquête intéressante.

Les larmes de la liberté – Kathleen Grissom


Résumé : En 1810, James Pyke, 13 ans, fils d’un planteur et d’une esclave, fuit sa Virginie natale. Vingt ans plus tard, le jeune homme, qui a toujours caché le secret de ses origines, a intégré la haute société de Philadelphie et vit une passion avec une ravissante aristocrate, Caroline. Mais celle-ci tombe enceinte et, rapidement, son père menace James.

C’est alors que Pan, serviteur et petit protégé du jeune homme, est enlevé et vendu comme esclave en Caroline. James décide de partir à sa recherche. Pourtant, dans cette Amérique sudiste impitoyable, il sait que sa tête est toujours mise à prix. Parviendra-il à sauver Pan au péril de sa vie ? Retrouvera-t-il Caroline, son grand amour et la mère de son enfant ?

Mon avis :

Voici une nouvelle lecture en partenariat avec les Editions Charleston. Et c’est mon premier coup de cœur pour ce partenariat !

L’histoire se passe au 19ème siècle, aux Etats-Unis. On suit James Pike peu après des évènements qui ont bouleversé sa vie. On le voit évoluer et le roman reprend lorsqu’il est plus grand. En parallèle nous suivons d’autres personnages notamment Pan, un jeune garçon noir. J’aime les récits qui se composent de plusieurs voix différentes. Cela permet d’avoir un point de vue plus complet sur les évènements. Ce roman ne m’a pas du tout déçue sur ce point car les deux personnages sont très importants. Certes, le personnage principal reste James ou Jamie (vous comprendrez le pourquoi de ce nom) mais Pan a une grande importance et influence sur les évènements. L’esclavagisme est au cœur de ce roman. Je suis loin d’être une experte sur ce sujet. C’est une période que je déteste et qui me remplit de haine pour « l’homme blanc » de cette époque. En quoi la couleur d’un homme fait qu’il soit inférieur à nous ? Je ne comprendrai jamais cette pseudo logique.. Ce roman traite de cette époque difficile avec brio. On suit plusieurs points de vues différents sur cette période et c’est très intéressant de voir le point de vue des classes moyennes, élevées et pauvres. Ce roman m’a donné envie de pleurer à de nombreuses reprises devant tant de cruauté mais il montre aussi que chaque homme peut avoir son opinion et que la liberté n’a pas de prix..

Concernant les personnages je ne parlerai que des deux déjà cités au-dessus pour laisser au lecteur la surprise concernant les autres personnages.  James, est un personnage très attachant étant enfant, et adulte on ne peut rester insensible à son charme. Il est des réactions humaines et parfois il a fait des choses que je ne comprenais pas mais justement ça le rend plus réel : l’Homme est loin d’être parfait ! Il est courageux mais il sait aussi avoir peur, il est volontaire et aime se faire discret. Au fil de ma lecture j’ai compris son caractère complexe et j’ai beaucoup aimé son personnage. Puis il y a Pan, on ne peut que l’aimer. Un petit garçon adorable qui a vécu de nombreuses difficultés. La vie ne lui a pas fait de cadeau mais malgré son jeune âge il essaie de s’en sortir et de voir les bons côtés.

Concernant l’écriture je l’ai trouvée très prenante. J’ai littéralement dévoré ce roman. Kathleen Grissom décrit cette période avec brio et sait y mettre des sentiments sans tomber dans la mièvrerie : l’émotion est dosée avec justesse. Les descriptions sont bien détaillées tout en laissant le lecteur s’imaginer des détails.

En quelques mots : Un coup de cœur pour ce roman qui m’a fait pleurer. L’auteur met en avant l’esclavagiste avec une justesse et une vérité saisissante. Des personnages touchants et une histoire dont on ne peut rester insensible.

Les filles de l’été – Mary Alice Monroe


Résumé : Située en plein coeur d’un boisé de chênes et de palmiers nains surplombant la mer, la villa historique de Sea Breeze est la demeure ancestrale de Marietta Muir. Jadis, ses petites-filles adoraient venir y passer leurs vacances, mais voilà des années qu’elles ne lui ont pas rendu visite. Et Mamaw craint qu’une fois qu’elle aura quitté ce monde, les liens familiaux ne s’effritent. La famille Muir est l’une des plus anciennes familles de Charleston, et le sang de leur ancêtre, un capitaine pirate, coule dans les veines des trois petites-filles. Alors, Marietta décide de jeter comme une bouteille à la mer une subtile promesse de butin (des colliers de perles, des meubles anciens à la valeur inestimable, la maison elle-même) pour les appâter et les inciter à revenir.

 

Mon avis :

Ce roman raconte les retrouvailles de trois sœurs qui se retrouvent pour les 80 ans de leur « Mamaw », leur grand-mère. On suit principalement l’une des trois sœurs, Carson. Chacune a une vie différente et a vécu des épreuves. Elles ont leur père en commun mais ont une mère différentes aussi c’est lors de ces retrouvailles qu’elles apprennent à se connaître. Ce roman est touchant par le passé qu’on vécut les trois héroïnes mais aussi par la voix de la grand-mère qui a toujours quelque chose d’important à dire. Ce roman traite de nombreux sujets de sociétés importants comme la famille, l’alcoolisme, l’autisme… L’autisme est un sujet qui me tient à cœur et j’ai trouvé que ce côté-là était expliqué de manière assez simple pour ceux qui ont peu de connaissances. Le roman tourne aussi autour des dauphins qui ont une portée symbolique dans ce roman. Ce roman permet de savoir quelques informations que les humains feraient mieux de se rappeler, ou de connaître … La nature est omniprésente surtout à travers cet animal. Les trois sœurs évoluent dans ce cadre idyllique et apprennent de leurs erreurs, elles découvrent aussi des éléments de leur passé et se reconstruisent. C’est un beau roman sur la recherche de soi ainsi que le respect des autres et de la nature.

Concernant les personnages j’ai trouvé les trois sœurs attachantes et leur personnalité est bien travaillée. Carson, l’héroïne principale, a un passé très douloureux avec ses parents. Elle essaie de se construire sans y parvenir complètement. Elle est très courageuse et persévérante. Dora, l’aînée, est la sœur un peu autoritaire et qui aime l’ordre. C’est celle qui m’a le moins touchée mais je l’ai trouvée courageuse et une mère à l’écoute de son enfant. Puis il y a Harper qui est la cadette. Pour moi c’est son personnage qui est le moins exploité. Elle vit avec sa mère et travaille avec elle. Honnêtement sa mère est, comme elle l’a dit elle-même, le sosie de Miranda Priestly dans Le Diable s’habille en Prada… Je comprends qu’Harper soit assez renfermée avec une mère comme elle.. 

Concernant l’écriture je l’ai trouvée fluide et agréable. J’ai beaucoup aimé les descriptions de la nature environnante et les dialogues semblent de vraies paroles.

Juliette – Anne Fortier


Résumé : A la mort de sa tante préférée, Julie ne reçoit pour héritage qu’une mystérieuse clef, accompagnée de l’adresse d’une banque à Sienne.
Elle s’envole aussitôt pour l’Italie et y trouve une liasse de papiers jaunis relatant les amours d’un jeune homme prénommé Roméo avec celle qui est sans doute son ancêtre, la belle Juliette Tolomei.
La Juliette de Shakespeare.
Alors que Julie déchiffre les parchemins, elle comprend que la sinistre malédiction prononcée six siècles plus tôt plane encore sur sa famille… Pourra-t-elle échapper au danger qui la guette à vouloir ainsi découvrir son destin ?

 

Je pense que même si nous n’avons pas lu la pièce de Shakespeare Roméo et Juliette nous connaissons tous l’histoire de ces deux amants maudits. Ici, l’auteur reprend cette histoire de manière moderne et ancrée dans la réalité à travers des légendes qui ont traversé les siècles. L’histoire se passe principalement à notre époque. Julie et Janice viennent de perdre leur tante et Julie découvre des indices sur la vie de sa mère qui est morte lorsque les deux sœurs étaient enfants. Julie va alors à la découverte de son passé en Italie. Une malédiction pèse sur sa famille depuis plus de 600 ans. Elle se découvre un lien avec la Juliette de Shakespeare. J’ai beaucoup aimé ce récit qui oscille entre le 14ème siècle avec la première Juliette et le premier Roméo et l’époque présente qui ont de nombreuses similitudes. Ce roman créé un sentiment d’attente, je voulais vraiment savoir ce qui allait se passer ensuite ce qui allait arriver à Julie et tout ce qu’elle allait découvrir. J’ai été embarquée dans cette aventure et cette recherche sur le passé de Julie et sa famille. L’Italie, ses traditions, ses paysages et sa culture sont très présents. Un roman riche en émotions et qui créé un effet d’attente très fort !

Concernant les personnages, Julie est le personnage principal de l’histoire. Elle est attachante, assez réservée. C’est sa sœur qui est très souvent le centre de l’attention aussi j’ai trouvé le fait que Juliette soit son ancêtre assez logique afin d’équilibrer les deux personnages. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à Janice que je trouve matérialiste et caractérielle : tout pour elle et rien pour les autres, elle d’abord et les autres tant pis ! Ensuite il y a le personnage de Roméo, je n’ai pas du tout supposé que ce personnage dans le roman serait Roméo. Une belle surprise !

Concernant l’écriture je l’ai trouvée très agréable à lire. J’ai aimé le parallèle entre les deux époques même si j’aurai aimé que le récit au 14ème siècle soit un peu plus développé. J’ai beaucoup aimé aussi les nombreux clin d’œil à l’œuvre de Shakespeare avec les citations omniprésentes dans le texte.

Constance – Rosie Thomas


Résumé : Très loin de chez elle (en Angleterre) – et d’un chagrin d’amour auquel elle ne pourra jamais vraiment échapper – Connie (Constance) s’est créé une nouvelle
vie à Bali, un endroit idyllique à la végétation luxuriante. Mais lorsqu’elle reçoit un appel de sa sœur Jeanette, mourante, la dernière chose qu’elle souhaite est de retourner à Londres. Enfant, elle était très sensible aux différences entre Jeanette et elle. L’une était ténébreuse, la seconde un véritable soleil. Jusqu’à ce qu’elles tombent amoureuses du même homme. Mais avec l’amertume de la trahison entre elles, les deux sœurs doivent apprendre à se pardonner. Pourront-elles retrouver les liens partagés lors de leur enfance et dépasser les mensonges ? Et, entourée de sa famille, Connie acceptera-t-elle de faire la paix avec elle-même, et avec celui qu’elle aime ?

Mon avis :

L’histoire au début est un peu lente à se mettre en place, j’ai eu quelques difficultés avec le nombre de personnages assez importants, mais une fois tous les personnages reconnu et mis à la bonne place j’ai beaucoup aimé ma lecture. Dans ce roman il est question de famille, des liens qui se créent ou non dans une famille. Connie, qui est le personnage principal, a une sœur ainée, Jeanette, qui est sourde. Ce roman ne traite pas du handicap à proprement parler même s’il en est question. Il traite de la recherche de sa place dans sa propre famille, de la recherche de soi et savoir se construire lorsqu’on est différent. Malgré un début difficile j’ai été très émue et touchée par l’histoire de Connie et de sa famille. Quand la maladie frappe l’entourage, on fait le point sur notre vie et finalement on se dit que certaines décisions, certains évènements passés ne sont plus si importants. On prend du recul pour voir la véritable importance de la vie : être entouré par les personnes qu’on aime et qui nous aiment. On suit les deux sœurs dans leur enfance et adolescence mais aussi dans le présent, cela permet de les connaitre beaucoup mieux puisqu’on voit leur évolution. On suit aussi Noah le fils de Jeanette, c’est une histoire un peu moins importante mais elle apporte un peu de fraicheur. Bali est aussi très présente puisque Connie y habite. Elle en dresse un portrait très plaisant et donne envie de découvrir Bali. Il y a une profusion d’informations concernant Bali et les coutumes de ses habitants. C’est un roman très riche, une histoire de reconstruction et de recherche de soi. Il y est aussi question de différence et d’acceptation des autres. J’ai beaucoup aimé découvrir les personnages et leur histoire.

Concernant les personnages j’ai beaucoup aimé Connie qui est une femme qui a su se construire malgré un passé difficile à vivre. Elle est une femme forte qui a su se construire. Les voyages sont pour elle une source de chaleur et lui permettent de garder sa carapace de sécurité face au monde extérieur. Le voyage symbolise aussi pour elle l’envie de liberté et de faire sa vie comme elle l’entend. Ensuite il y a Jeanette, sa sœur, on ne peut rester insensible face à la vie qu’elle a vécu mais je n’ai pas aimé l’adolescente qu’elle était à rabaisser sa sœur et à se montrer supérieure en étant la chouchoute de leur mère. Finalement, celle qui a le plus de torts est bien leur mère, qui a laissé de côté sa fille cadette quitte à l’ignorer ou la rabaisser, pour se consacrer uniquement à sa fille sourde. Il y a de nombreux autres personnages mais je préfère laisser au lecteur le soin de les découvrir.

Concernant l’écriture j’ai beaucoup aimé les descriptions de la vie à Bali, ce sont les moments les plus travaillés au niveau de l’écriture dans le roman. J’ai appris des choses comme les rituels de l’incinération ou encore la manière dont vivent les habitants en s’aidant, les coutumes etc.. Le livre est très riche et dense et je trouve qu’il y a beaucoup trop d’informations par moments.