Blanche ou la triple contrainte de l’Enfer d’Hervé Jubert

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Résumé : Dans Paris assiégé, une jeune fille plonge au cœur d’un mystère palpitant aux frontières de la magie noire. 1870. Les parisiens sont prisonniers de l’armée prussienne. Blanche, dix-sept ans, est prise au piège comme les autres. Heureusement, son oncle Gaston, commissaire, est là pour la protéger. Mais une enquête difficile le préoccupe : un cadavre est retrouvé, un tatouage occulte sur le bras. Blanche se met en tête d’aider son oncle alors que les meurtres se multiplient…

Mon avis :

C’est un livre très jeunesse mais qui a un côté historique assez intéressant. Pour les adolescents, il permet d’apprendre un peu la politique (en une vision large, bien sûr) de la fin du XIXème siècle avec les évènements qui montrent l’arrivée de la Commune. L’enquête policière est bien menée mais je le trouve un peu trop simpliste et en surface. J’aurai aimé plus d’éléments d’enquêtes. L’enquête est surtout menée par Blanche alors que c’est son oncle qui est chargé de l’affaire. J’ai trouvé un peu trop « simple » à mon goût qu’il soit doublé par sa nièce qui a eu une éducation bourgeoise, même si elle est plutôt débrouillarde.

Concernant les personnages, Blanche, l’héroïne, est pour moi une copie d’Enola Holmes (de Nancy Springer). Mais une copie un peu fade… Elles sont toutes deux des adolescentes (Blanche a 18 ans) et doivent se débrouiller seules dans une grande ville (ici, Paris). Blanche est une héroïne attachante mais qui m’exaspère à certains moments, elle possède quelques aspects du caractère typique d’une bourgeoise du XIXème siècle. J’ai bien aimé le personnage d’Emilienne qui joue le rôle de sa meilleure amie. Elle est une jeune fille libérée qui vit de son métier de couturière. L’oncle Gaston est un personnage atypique, qui amène un côté piquant et quelques situations comiques dans le roman.

L’écriture est très fluide et simpliste. Le vocabulaire convient aux adolescents tout comme l’aspect historique. J’ai bien aimé les quelques références aux œuvres de la littérature, notamment Victor Hugo. (En même temps, comment parler du Paris du XIXème siècle sans nommer Victor Hugo ?).

En quelques mots :

Une lecture sympathique mais qui ne me laissera pas un grand souvenir. Pour moi, trop de ressemblances avec Enola Holmes que j’apprécie beaucoup plus.

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