Archives de l’auteur : misselody

Jack et le bureau secret – James R. Hannibal

Résumé : Le scarabée mécanique envoyait de grosses décharges électriques. Jack se concentra. Tout sembla ralentir. Soudain, il put prédire les mouvements de l’insecte avant même qu’il ne bouge. Il le frappa de plein fouet ; le scarabée bleu-vert tomba par terre. Un violent éclair en jaillit. Gwen attrapa Jack. – Vite cours !

A Londres, le père de Jack a disparu. Le garçon se lance à sa recherche. Il découvre alors une société secrète et comprend que sa famille en fait partie. Un ennemi puissant se dresse soudain sur sa route. Aura-t-il la force de le vaincre ?

Mon avis :

Ce premier tome met en avant un univers très riche. Au début du roman j’ai trouvé l’histoire et la profusion d’informations un peu fouillis mais tous ces détails permettent de s’ancrer dans l’histoire. L’univers, qui est prévu pour un public jeunesse, est bien construit et vraiment détaillé, une qualité importante pour moi lorsque je lis ce genre de romans. On trouve des notions d’historiques du monde inventé par l’auteur, un vocabulaire inventé et un mélange entre le vrai Londres et celui de l’auteur qui apportent de la richesse au récit. J’ai beaucoup aimé suivre les aventures du personnage principal, Jack. Ce premier tome introduit les éléments magiques qui surviennent dans la vie de Jack et les révélations qu’il découvre sur son père, ses ancêtres et lui-même. J’ai trouvé ces découvertes bien amenées et la quête pour retrouver le père de Jack très prenante. C’est le fil conducteur de ce tome mais au final on en apprend beaucoup surtout sur le monde magique créé par l’auteur avec les pouvoirs, le quotidien de ces personnages qui évoluent dans un monde non magique et qui pourtant ont un monde totalement à part entière du vrai Londres. C’est comme s’il y avait deux villes en une : le Londres que l’on connait et un monde souterrain mais aussi terrestre parallèle (désolée je ne suis pas sûre d’être totalement compréhensible. Pour une petite comparaison j’ai aussi pensé au chemin de traverse dans Harry Potter.

Concernant les personnages, j’ai beaucoup aimé Jack. Au début il se montre perdu face à la disparition de sa sœur et les éléments qu’il découvre. Il est totalement dépassé par la situation, réaction tout à fait logique que moi-même j’aurai face à ces nouveautés. Il est un adolescent assez maladroit qui créer des situations drôles. Jack peut aussi se montrer très responsable notamment par rapport à sa sœur qu’il veut protéger mais il reste tout de même un adolescent qui se montre un peu insouciant. Je l’ai trouvé très attachant et touchant dans sa maladresse et sa détermination à retrouver son père. Finalement, dans ce premier tome on en sait assez peu sur ses pouvoirs qui ont l’air assez puissants mais qui sont très survolés. Sûrement une volonté de l’auteur pour nous permettre d’en savoir plus dans le tome 2. Puis il y a Gwen, elle travaille dans la société secrète où Jack arrive par hasard. Je me trompe peut-être mais il me semble qu’on ne sait pas son âge exact si ce n’est quelques détails : elle aurait à peu près le même âge que Jack. Elle est très mûre pour son âge, elle a des connaissances multiples. Elle trouve alors assez vite des solutions aux problèmes qu’elle rencontre avec Jack.

Concernant l’écriture j’ai aimé découvrir le Londres de l’auteur qui je pense est différent du vrai. L’auteur joue entre la fiction et la réalité en perdant un peu le lecteur entre les éléments réalistes du vrai Londres et de la vraie vie mais aussi le parallèle avec la société secrète (avec ses moyens de transports, ses bâtiments etc..). Le roman a un rythme très rapide, il y a de nombreuses actions et de nombreux rebondissements, des notes d’humour viennent ponctuer le récit de manière récurrente. J’ai beaucoup aimé ce premier tome et une chose est sûre : on ne s’ennuie pas !

En quelques mots : En bref, un premier tome qui a un rythme soutenu, un univers riche et des personnages très attachants. Ce premier tome plaira à de nombreux lecteurs même à ceux qui débutent dans le genre fantastique.

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Les chroniques de Zi livre 1 Phelan – Jean-François Chabas

Résumé : Au royaume des mille Lacs, une sorcière enlève le bébé princier pour le dévorer. Un évènement étrange se produit alors… Bien des années après, dans un petit village, Phelan, adolescent expert au maniement de l’épée, tombe amoureux fou de la farouche princesse Nara. Un seul regard lui a suffi… Or le cheval de la princesse s’est emballé et l’a entraînée dans les Monts Jaunes, à la merci de l’Ogre qui y règne. Personne n’est jamais ressorti vivant de ces montagnes. Mais Phelan ne peut abandonner l’amour de sa vie. Il s’élance pour sauver la princesse, accompagné de son meilleur ami, Turi aux cheveux bleus, dont la force n’a d’égale que la susceptibilité. Avant même d’atteindre les Monts Jaunes, leur route est truffée de dangers. Sans compter que, sur leur chemin, plane l’ombre d’une mystérieuse sorcière…

Mon avis :

Peut-on parler de cette très belle couverture ? Je trouve qu’elle illustre parfaitement le roman puisqu’il y a les deux camps : La sorcière que l’on voit bien être maléfique et le héros : Phélan su son cheval. J’adore cette couverture. La magie est surtout présente au tout début du roman puisqu’on parle de la sorcière. Toutefois, elle est très peu présente, j’espère qu’on en saura plus sur elle et ses pouvoirs dans le tome 2. Ensuite, on suit Phelan, qui est un adolescent ordinaire vivant à la campagne. Il va vivre des aventures d’apprenti chevalier. J’ai aimé découvrir le début de ses aventures même si je reste sur ma fin comme ce tome est vraiment très court. Pour moi il incarne le personnage moyenâgeux qui fait une quête afin de devenir un véritable héros. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai pensé à Lancelot dans Merlin l’enchanteur par exemple.

Concernant les personnages, ils restent tous assez mystérieux même à la fin du roman. J’ai déjà parlé de la sorcière dans le paragraphe précédent. L’ami de Phélan, Turi est lui aussi assez peu décrit et finalement assez effacé. Phelan lui-même, qui est le personnage principal, est peu développé et peu décrit. Il est un futur héros et rempli parfaitement son rôle : partir en tant qu’apprenti chevalier afin de combattre l’Ogre et sauver la princesse. J’ai hâte d’en savoir plus sur le passé des personnages, leur caractère et les aventures qui les attendent.

L’époque du roman est difficile à définir mais ce que je peux dire c’est que je n’ai lu aucun élément qui illustre notre époque moderne. Pour moi ce premier tome ressemble à un conte. Il ne manquerait plus au début que le « il était une fois » mais pour être un conte à la Belle au bois dormant il faudrait une méchante un peu moins effrayante ! J’ai vraiment envie de lire la suite ce premier tome amorce l’histoire et laisse planer un mystère. Par contre, je l’ai trouvé trop court et j’aurai voulu une centaine de pages en plus.

En quelques mots : Un premier tome qui introduit l’univers de l’auteur avec sa magie et ses mystères. Une quête dans la lignée des contes. Je regrette toutefois que le premier tome ne soit pas plus long.

CWC : Cold Winter Challenge

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui avec ma PAL pour le Cold Winter Challenge. Pour tout savoir sur ce challenge je vous laisse le lien de la dernière vidéo de Margaud qui organise le challenge :

Vidéo de Margaud

Voici donc les livres que j’ai choisi :

Le rêve de Jo March de Louisa May Alcott
L’histoire de la Bête de Serena Valentino – Menu Flocon Magique
Princesse des glaces de Téa Stilton – Menu Flocon Magique
Noël à la petite boulangerie de Jenny Colgan – Menu la magie de Noël
Certains des livres ne rentrent pas dans un menu mais tous me donnent très envie de les lire. Je pense que certaines lectures s’ajouteront au fur et à mesure ^^. A cette époque j’aime lire des histoires de contes de fées, de noël entouré de proches. De la magie, du partage et de l’amour tout est réuni pour faire rêver en cette période de fêtes.

N’hésitez pas à me dire en commentaire si jamais vous participez au challenge. En attendant je vous souhaite à tous de belles lectures et à très vite !

Miss Elody

Les garçons ne tricotent pas (en public) – T.S Easton

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Résumé : Après avoir volé de l’alcool dans un supermarché, Ben, 16 ans, doit suivre un « parcours de réinsertion pour jeunes délinquants » et, dans ce cadre, s’inscrire à un cours de tricot.  Autant dire que ça ne l’enchante pas. Mais Ben accepte de jouer le jeu, tant que Megan (la fille dont il est amoureux), son père, ses copains… bref, tant que PERSONNE n’est au courant. Le hic, c’est qu’il se découvre une passion dévorante pour le tricot. Et bientôt, il ne pense plus qu’à ça : point mousse, douceur et couleur des laines, patrons compliqués. Au point de cacher des aiguilles sous son lit, de participer à des concours, de vendre ses créations sur Internet et de transformer sa vie.. en grosse pelote de mensonges impossible à démêler !

Mon avis :

J’avoue que le résumé m’a beaucoup fait rire et j’ai trouvé l’idée de départ : un garçon de 16 ans fan de tricot, originale.  Je peux vous dire que je n’ai pas été déçue.

L’histoire commence avec Ben qui est un adolescent un peu rebelle, disons surtout qu’il a des amis pas très fréquentable. C’est l’âge où on est influençable et on aime être entouré des bonnes personnes avec qui il faut être vu. Je pense que vous comprenez ^^ (même si moi ça me passait au-dessus de la tête tout ça). Ben va devoir faire une activité et il choisit le tricot. Difficile d’imaginer un garçon de 16 ans accro au tricot ? C’est pourtant ce qui va lui arriver. J’ai beaucoup aimé ce roman qui est drôle avec la nouvelle passion de Ben qui veut à tout prix qu’elle reste secrète mais c’est aussi un roman touchant sur l’adolescence, le fait d’être différent aussi. Cette passion va prendre de plus en plus d’ampleur et il devient de plus en plus difficile de la cacher. On suit Ben au travers de son journal pendant tout ce temps et le tricot va devenir très prenant. Il y a certains termes dont je suis restée totalement ignorante, je ne m’y connais pas du tout en tricot et certains points ou encore certaines laines sont inconnus pour moi. Ce n’est pas qu’un livre sur cette passion, il y a aussi la difficulté pour Ben de dire à Megan qu’il l’aime. On suit l’adolescent dans son quotidien à l’école, à la maison et avec ses amis. Une lecture détente très agréable.

Concernant les personnages j’ai beaucoup aimé Ben qui est un adolescent assez solitaire finalement et qui a du mal à se défaire des étiquettes qu’on met sur les adolescents. Il est drôle, sans le vouloir mais aussi émouvant par certaines de ses réactions. Quant à ses amis j’avoue avoir eu du mal à les cerner pendant une partie du roman mais au fur et à mesure on les connaît au travers du regard de Ben. Megan, est une adolescente assez banale mais c’est le regard qu’à Ben sur elle qui la met en valeur. Il est difficile quand il s’agit d’un journal de se faire un avis précis sur les personnages puisqu’on les voit qu’au travers du personnage-auteur.

Concernant l’écriture elle est très fluide. J’ai bien aimé ce roman épistolaire très moderne. Le langage est assez simple mais c’est exactement celui qu’emploierai un adolescent s’il en tient un.

En quelques mots : Une jolie lecture avec un personnage principal drôle et attachant. Ce livre n’est pas fait que pour les amateurs de tricots je vous rassure !

La petite herboristerie de Montmartre – Donatella Rizzati

Résumé : Paris, novembre 2004. Viola Consalvi passe pour la première fois la porte d’une herboristerie tout près de la rue Lepic, à Montmartre. Pour cette passionnée de naturopathie, la découverte de ce lieu hors du temps est un véritable coup de foudre. Au contact de cet endroit magique et de sa propriétaire, Gisèle, la jeune étudiante se conforte dans son choix d’étudier la médecine alternative, choix que n’a hélas pas accepté sa famille. Son diplôme en poche, Viola retourne à Rome et rencontre l’amour en la personne de Michel. S’ensuivent six ans de bonheur, qui volent en éclat quand Michel décède brutalement d’un arrêt cardiaque. Bouleversée, anéantie, Viola se sent basculer. Au plus fort de la tourmente, une idée lui traverse soudain l’esprit : et si elle retournait à Paris, là où tout avait commencé ?

 

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce roman qui traite de plusieurs sujets qui nous touchent tous :  la recherche de soi, le deuil, la reconstruction.. Mais il parle aussi de sujets moins connus comme se soigner par les plantes. D’ailleurs ce sujet est omniprésent dans le roman. Viola en a fait sa vocation à travers ses recettes aux produits naturels qui permettent de soigner (dans la limite du possible bien sûr, sans remplacer un médecin).  Dans cette histoire on suit Viola dans son quotidien et dans son changement de vie. Elle quitte l’Italie pour retourner à Paris là où elle a fait ses études. Elle retrouve alors Gisèle qui l’avait en quelque sorte prise sous son aile. Viola va essayer de se reconstruire avec un passé assez lourd mais c’est chose difficile après le drame qu’elle a vécu. Ce roman a une ambiance historique avec la boutique de Gisèle où tout est très ancien mais aussi avec le métier d’herboriste et naturopathe, ce sont des métiers très anciens mais dont on se rend compte seulement maintenant de leur utilité. J’aime beaucoup ces côtés de ce roman : je suis passée par toute une palette d’émotions (tantôt de la joie tantôt de la tristesse) puis, un côté très nature avec les plantes omniprésentes et aussi un côté très frais qui est idéal pour cet été.  Ma lecture m’a donné envie d’en savoir un peu plus sur la médecine douce et elle me donne aussi envie de voyage.

Ce roman vous fera voyager dans le quartier de Montmartre et qui sait peut-être qu’il vous donnera envie d’y aller ! C’est une lecture parfaite pour les beaux jours avec sa touche de vintage mais aussi son côté feel-good !

Concernant les personnages j’ai beaucoup aimé Viola qui est une héroïne à la fois forte et fragile. Elle essaie de surmonter les obstacles qui sont sur son chemin mais des douleurs ancrées profondément refont surface. Gisèle est un personnage attachant, elle joue un peu le rôle de mère de substitution auprès de Viola. Ensuite il y a Camille qui est une jeune femme que Viola apprend à connaître. Elle apporte un peu de fraicheur et de légèreté au roman. Puis il y a Romain, au début je l’ai trouvé assez insupportable avec son caractère et les réflexions qu’il n’hésitait pas à faire à Viola mais au fil du roman on apprend à le connaître et il change un peu. On apprend surtout pourquoi il a se comportement.

Concernant l’écriture j’ai trouvé la plume très fluide et agréable. Les descriptions sont assez présentes sans être pesantes et elles ne coupent pas le récit. Les dialogues sont bien construits. Honnêtement je n’ai pas vu défiler les pages tellement j’ai été happée par le récit, j’avais très envie de savoir ce qui allait se passer. J’ai beaucoup aimé aussi avoir des recettes médicinales ou des conseils naturels et sur des sujets que je connais assez peu finalement.

Lucia Lucia – Adriana Trigiani

Résumé : New York, 1950. À vingt-cinq ans, Lucia Sartori est certainement la plus jolie fille du quartier. L’après-guerre a ouvert de nombreuses possibilités aux jeunes femmes ambitieuses, et Lucia vient de commencer comme apprentie couturière au très chic grand magasin B. Altman sur la 5e Avenue. Son père, qui a brillamment réussi dans les affaires et tient l’épicerie fine italienne la plus réputée, l’a toujours encouragée dans ses ambitions, mais les traditions sont tenaces… Fiancée à son amour d’enfant, l’inébranlable Dante DeMartino, Lucia est déchirée lorsqu’elle rencontre un bel inconnu qui lui promet une vie de luxe dans les beaux quartiers, une vie comme elle n’en lit que dans les magazines. Forcée de choisir entre sa famille et ses rêves, Lucia se retrouve au centre d’un scandale qui révélera des secrets enfouis. L’honneur des Sartori est en jeu…

Mon avis :

Ce roman se passe sur deux époques : l’époque contemporaine qui est très peu présente, elle permet d’installer le roman et de former la conclusion. La deuxième époque se passe dans les années 1950 si je me souviens bien. Lucia est une jeune femme d’origine italienne elle vit avec ses parents et ses frères. Lucia travaille dans un grand magasin de couturier. Ce roman traite de la condition de la femme à cette époque : le fait qu’une femme soit indépendante et donc travaille pour subvenir à ses besoins. Ses origines italiennes n’aident pas puisque dans ces familles une femme lorsqu’elle se marie doit abandonner son travail pour s’occuper de la maison et des enfants. Une superstition pèse sur la famille de Lucia, superstition qu’elle découvre que pendant le roman. Difficile de faire la part des choses en se disant si c’est la superstition qui empêche les évènements d’arriver ou bien le fait de croire à cette superstition qui empêche les évènements d’arriver ? C’est un débat qui peut durer longtemps. J’ai beaucoup aimé suivre Lucia et sa vie quotidienne. Elle évolue et est pour l’indépendance des femmes. Malgré des évènements difficiles elle arrive toujours à rebondir.

Concernant les personnages j’ai bien aimé celui de Lucia, elle est une jeune femme indépendante qui veut réussir par elle-même et savoir se débrouiller sans l’aide d’un mari. Elle ne veut pas de la condition de femme « soumise » et veut s’affranchir. Elle a du caractère mais comme toute personne lorsqu’on trouve le grand amour on est prêt à tout pour le garder. Ensuite il y a sa famille, qui est omniprésente dans le roman. Ils sont tous attachants à leur manière et font tout pour protéger Lucia qui est la seule fille de la famille. Dante, est un jeune homme un peu macho j’ai eu des difficultés à m’attacher à son personnage. John Talbot me fait un peu penser à un stéréotype de gentleman qui mise tout sur l’apparence. Son caractère est assez ambigu.

Concernant l’écriture, je l’ai trouvée très fluide et agréable. Les sujets comme l’indépendance de la femme, l’envie d’émancipation et la famille etc.. sont très bien détaillés et permettent aux lecteurs de se faire une idée assez précise sur les difficultés de cette époque et des changements qu’elle annonce surtout pour les femmes.

La cueilleuse de thé – Jeanne-Marie Sauvage-Avit

Résumé : Au Sri Lanka, l’ancien Ceylan, Shemlaheila est cueilleuse de thé dans une plantation. Depuis dix ans déjà, elle ploie sous les lourds sacs de feuilles de thé et sous le joug des contremaîtres, mais, à l’aube de ses vingt ans, la jeune femme a d’autres rêves. Elle est bien décidée à partir, à échapper à la condition de celles qui, dans les théiers et dans les maisons, sont au service des hommes. Elle ne sera pas cueilleuse de thé toute sa vie, comme sa mère, comme toutes ces femmes asservies qui n’ont d’autres horizons que les interminables rangées de théiers…

Du Sri Lanka à Londres, à la découverte d’un pays complètement différent du sien, Shemla va découvrir une autre culture, d’autres personnes et surtout d’autres envies. La cueilleuse de thé qu’elle a toujours été choisira-t-elle de revenir au pays, ou de se créer une nouvelle vie ?

 

Mon avis :

J’avais très hâte de lire ce livre, j’aime beaucoup ces pays qui sont très peu développés et mis en avant finalement dans notre société.

L’histoire se passe au début au Sri Lanka. L’héroïne Shemlaheila, est une jeune femme de 20 ans. Elle est cueilleuse de thé dans une plantation. On ne suit pas que Shemlaheila même si elle est le personnage principal. J’ai trouvé le début du roman assez dur à travers les conditions de vie et de travail de la femme dans ce pays méconnu. L’esclavagisme est un point important du roman : l’esclavagisme au travail mais aussi l’esclavagisme à la maison. Les femmes sont considérées comme des objets qu’on peut prendre et jeter comme on veut. Le viol est monnaie courante dans ces plantations et les femmes n’ont aucun droit. C’est difficile d’imaginer des conditions de vie comme celles-ci quand on voit la différence avec notre pays. On n’imagine pas la chance que l’on a ! Les cueilleuses de thé en plus de travailler dans des conditions difficiles pour un salaire de misère sont formatées pour ne pas faire de bruit, être invisibles même lorsque des touristes viennent les voir. Shemlaheila décide de se sortir de ce cercle sans fin et part pour l’Angleterre. C’est tout un périple pour elle de pouvoir accéder à ce pays tant désirer et surtout d’accéder à la liberté. Shemlaheila est une héroïne pleine de courage et de volonté. Elle est un exemple pour celles qui voudraient changer leur vie. Bien sûr tout ne lui réussit pas tout de suite, elle subit de nombreuses épreuves mais elle a toujours la force de rebondir. Concernant l’écriture je l’ai trouvée travaillée et très intéressante. Dans certains passages j’ai ressenti comme de la retenue afin de laisser le lecteur se faire sa propre opinion. Cela ne m’a pas empêchée, bien au contraire, de ressentir de l’empathie pour toutes ces femmes qui vivent ces difficultés au quotidien. Ce livre met en avant une femme au départ assez commune mais qui grâce à sa force et sa persévérance fera tout pour arriver à son idéal.