Archives pour la catégorie Lectrice Charleston 2017

La séparation – Dinah Jefferies


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Résumé : De la Malaisie à l’Angleterre des années 1950, la destinée tragique d’une mère et de ses filles, cruellement séparées. En Malaisie, la guerre civile fait rage en 1955. Chez les Cartwright, une famille de colons, le départ pour l’Angleterre est imminent : il est devenu trop dangereux de rester. Mais, du haut de ses onze ans, Emma ne comprend pas les raisons qui poussent son père à hâter les préparatifs sans même attendre le retour de sa mère, Lydia. Elle se heurte à un mur de silence et doit bientôt embarquer sur un bateau pour l’Europe avec lui et sa jeune soeur. Après un séjour passé au chevet d’une amie souffrante, Lydia rentre chez elle pour trouver sa maison vide. Aucun signe de son mari, Alec, ou de leurs filles, ni même des serviteurs. Désespérée, elle se lance dans un périlleux voyage à travers la Malaisie pour retrouver ses enfants, sans se douter que des milliers de kilomètres les séparent.

Mon avis :

L’histoire se passe dans les années 1950, j’ai une passion pour les romans historiques, se passant dans une époque que je n’ai pas connue. Là double dépaysement puisqu’il s’agit d’une époque où je n’étais pas née mais en plus d’un pays inconnu : La Malaisie. Je ne savais absolument rien de ce pays et j’ai découvert un pays où la vie est difficile et où la guerre ravage la population.. La Malaisie reste présente tout au long du roman et j’ai aimé découvrir l’histoire et les paysages de ce pays méconnu. Le roman oscille donc entre ce pays et l’Angleterre où vivent Alec avec Emma et Fleur. Dans ce roman on passe du rire aux larmes. Il se passe de nombreuses péripéties que ça soit dans l’un ou l’autre des pays. Les personnages font des rencontres qui les changent et leur permet  de grandir. Chaque personnage a son importance dans ce roman et c’est un gros point fort. J’ai ris et eu les larmes aux yeux dans ma lecture car le destin de ces personnages ne peut que bouleverser la lectrice que je suis ! C’est une histoire de famille peu commune, une histoire dont on ne peut rester insensible. Un roman fort en émotions. On s’attache à ces personnages et on les voit évoluer. Le seul bémol pour moi est la fin du roman. J’ai trouvé cette fin abrupte on ne sait pas ce qui se passe pour certains personnages qui ont leur importance.

Concernant les personnages au début j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à Lydia, je la trouvais assez frivole et finalement peu intéressante. Mais au fur et à mesure de l’histoire et des rebondissements, elle devient adulte et donc devient plus mature. Ensuite il y a Emma, qui est pour moi le personnage le plus attachant. C’est elle qui évolue le plus dans l’histoire et c’est elle aussi qui subit des épreuves, épreuves que j’ai eu du mal à lire.. Il y a Fleur, sa petite sœur, elle est assez peu présente dans le roman et je ne vois pas trop ce qu’elle apporte en plus. En dernier il y a Alec, leur père. Dès le début j’ai eu du mal à le cerner et un point de vue assez précis sur lui. Je dois dire que je ne m’étais pas trompée !

Concernant l’écriture j’ai beaucoup aimé les descriptions de la Malaisie : les paysages mais aussi l’histoire de ce pays très peu connu.

En quelques mots : Un roman fort en émotions, j’ai beaucoup aimé découvrir les personnages et leur histoire !

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Le jardin de l’oubli – Clarisse Sabard

Résumé : 1910. La jeune Agathe, repasseuse, fait la connaissance de la Belle Otero, célèbre danseuse, dans la villa dans laquelle elle est employée. Une rencontre qui va bouleverser sa vie, deux destins liés à jamais par le poids d’un secret. Un siècle plus tard, Faustine, journaliste qui se remet tout juste d’une dépression, se rend dans l’arrière-pays niçois afin d’écrire un article sur la Belle Epoque. Sa grand-tante va lui révéler l’histoire d’Agathe, leur aïeule hors du commun. En plongeant dans les secrets de sa famille, la jeune femme va remettre en question son avenir.

Mon avis :

J’ai déjà lu cette auteur et j’adore ses ouvrages aussi j’avais hâte de découvrir son dernier livre !

L’histoire se passe entre deux époques, la nôtre où une jeune femme, Faustine, sort d’une dépression sévère après une période difficile pour diverses raisons (je ne vais quand même pas vous dire !). En parallèle on suite Agathe qui vit au début du 20ème siècle dans la campagne niçoise. J’ai trouvé les deux époques très intéressantes même si pour moi celle du passé prend plus d’importance, j’avais hâte de découvrir la vie d’Agathe et ses secrets. J’en avais découvert quelques-uns et surtout la fin mais cela n’a rien gâché à ma lecture. Au début je m’attendais à une toute autre histoire pour Agathe, elle aurait pu prendre plusieurs chemins différents et je ne pensais pas qu’elle allait prendre celui-là. Oui je fais de nombreux mystères mais je veux vraiment que vous découvriez ce roman sans en savoir trop. L’auteur décrit merveilleusement bien les deux époques et leurs différences surtout au niveau de la condition de la femme avec ses libertés et ses « devoirs ». J’ai eu l’impression de voyager à Nice et de me retrouver en compagnie des personnages qui semblaient faire partie de mon entourage. Un roman que j’ai tout simplement dévoré ! Merci encore Clarisse pour ce délicieux moment de lecture !

Concernant les personnages j’ai beaucoup aimé Faustine qui est attachante et qui se bat pour revivre après un passé et une dépression douloureux. Elle est une jeune femme passionnée par l’histoire et j’avais vraiment l’impression de vivre cette passion à travers elle –il faut dire aussi que j’aime beaucoup l’histoire aussi- et de faire les découvertes en même temps qu’elle. Il n’y a qu’un seul moment où elle m’a un peu déçue et je n’ai pas compris sa décision. Ensuite il y a sa grande tante Caroline, une femme de presque 90 ans. Je l’ai trouvée pétillante et pleine de vie. Elle ne fait vraiment pas son âge. C’est une femme qui a plein de ressources ! Puis je vais vous parler d’Agathe qui a été un mystère pour moi pendant un long moment lors de ma lecture. J’avais du mal à prévoir ses réactions et ses décisions. Elle veut changer sa vie tout en gardant ce qu’elle a déjà, difficile pour une femme à cette époque de prendre autant de décision sans l’aide d’un mari pour le faire à sa place.

Concernant l’écriture, le vocabulaire, les descriptions et les dialogues respectent tout à fait les deux époques différentes. Le vocabulaire est adapté et surtout les manières de vivre à ces deux époques sont bien décrites. Une écriture fluide sans fioriture, assez simple tout en permettant de bien s’immerger dans l’histoire. Rien à redire !

En quelques mots : Un coup de cœur pour ce roman à deux époques. Des secrets enfouis ainsi que des destinées passionnantes. Merci Clarisse pour ce sublime roman !

Les sept sœurs tome 3 : La sœur de l’ombre – Lucinda Riley

Résumé : Star d’Aplièse est à un carrefour de sa vie après le décès brutal de son père bien-aimé, le millionnaire excentrique surnommé Pa Salt par ses six filles, toutes adoptées aux quatre coins du monde. Il leur a laissé à chacune un indice sur leurs origines, mais Star, la plus énigmatique, hésite à sortir du cocon qu’elle s’est créé avec sa soeur CeCe.

Désespérée, elle décide de suivre le premier indice, qui l’entraîne dans une librairie de livres anciens à Londres… Un siècle auparavant, l’indépendante et entêtée Flora MacNichol jure qu’elle ne se mariera jamais. Elle est heureuse et en sécurité dans sa demeure du Lake District, vivant à proximité de son idole, Beatrix Potter, lorsque divers événements qu’elle ne maîtrise pas l’entraînent à Londres, dans la maison de l’une des hôtesses les plus réputées dans la haute société edwardienne : Alice Keppel.

Flora est tiraillée entre un amour passionnel et ses devoirs envers sa famille, mais arrive à trouver sa place sur l’échiquier – qui comporte des règles que seuls certains connaissent, jusqu’à ce qu’un mystérieux gentleman lui révèle ce qu’elle a cherché durant toute sa vie…

Mon avis :

Je n’ai pas lu les deux premiers tomes qui pourtant me tentent énormément et ce que j’ai aimé c’est qu’on peut les lire indépendamment des autres sans être perdue dans la lecture.

Ce troisième tome se concentre sur Star, qui n’arrive pas à trouver où est sa place et qui elle est. Après la mort de son père, celui-ci lui laisse une lettre où se trouve un indice concernant ses origines. J’aime beaucoup l’idée de quête et le chemin que doit faire Star pour trouver la vérité. Star doit faire les démarches elle-même si elle veut découvrir qui est sa mère biologique. En plus de cette quête j’ai beaucoup aimé le fait que tout se passe autour du thème de la littérature : Star trouve un travail dans une librairie et c’est à travers des journaux intimes qu’elle découvre sa vie. De plus, l’auteur donne un côté réaliste à son histoire en parlant plusieurs fois de Beatrix Potter, auteur que j’aime particulièrement ! La librairie où travaille Star est un endroit assez intimiste et le propriétaire, Orlanda, assez excentrique. Le roman oscille entre deux récits : celui présent avec Star et celui du passé avec Flora MacNichol, qui est l’auteur des journaux intimes. J’ai beaucoup aimé découvrir cette autre époque avec le personnage de Flora mais aussi y découvrir Beatrix Potter. J’ai adoré découvrir les deux époques même si celle de Flora m’a plus embarquée. Toutefois, j’aime beaucoup le personne de Star qui est une héroïne qui me ressemble un peu et dans laquelle j’ai pu m’identifier. Ce roman met en avant le besoin de découvrir qui on est mais aussi apprendre à se connaitre grâce à l’aide des relations que l’on construit. J’ai adoré découvrir les origines de Star et la voir s’épanouir dans une vie qui lui convient.

Concernant les personnages, Star est une jeune femme qui n’arrive pas à trouver sa place avec une sœur, Cece, envahissante et avec qui elle entretient une relation fusionnelle. Son personnage est intéressant et on apprend à la découvrir au fil du roman. Finalement, elle n’est pas aussi « faible » qu’on peut le penser. Ensuite il y a Orlando, qui est un homme très excentrique qui a du mal à nouer des relations et qui pourtant sait se montrer très agréable. Mouse, qui est son frère est au contraire très antipathique. J’avoue avoir mis du temps à cerner son personnage mais au final il est simplement marqué par les épreuves de sa vie. Rory, est un enfant attachant et plein de ressources. Il est un petit garçon tellement attachant. Ce que j’aime dans ce roman c’est que chaque personnage a une importance et une identité qui lui est propre.

Concernant l’écriture, ce qui me marque le plus dans ce roman c’est la manière dont l’auteur amène les deux récits (passé et présent) à se mélanger mais aussi la présence de personnages très travaillés avec chacun une identité propre.

En quelques mots : Une très belle lecture, un coup de cœur pour ce roman qui met en avant la quête de soi mais aussi l’importance du passé sur le présent.

 

La petite herboristerie de Montmartre – Donatella Rizzati

Résumé : Paris, novembre 2004. Viola Consalvi passe pour la première fois la porte d’une herboristerie tout près de la rue Lepic, à Montmartre. Pour cette passionnée de naturopathie, la découverte de ce lieu hors du temps est un véritable coup de foudre. Au contact de cet endroit magique et de sa propriétaire, Gisèle, la jeune étudiante se conforte dans son choix d’étudier la médecine alternative, choix que n’a hélas pas accepté sa famille. Son diplôme en poche, Viola retourne à Rome et rencontre l’amour en la personne de Michel. S’ensuivent six ans de bonheur, qui volent en éclat quand Michel décède brutalement d’un arrêt cardiaque. Bouleversée, anéantie, Viola se sent basculer. Au plus fort de la tourmente, une idée lui traverse soudain l’esprit : et si elle retournait à Paris, là où tout avait commencé ?

 

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce roman qui traite de plusieurs sujets qui nous touchent tous :  la recherche de soi, le deuil, la reconstruction.. Mais il parle aussi de sujets moins connus comme se soigner par les plantes. D’ailleurs ce sujet est omniprésent dans le roman. Viola en a fait sa vocation à travers ses recettes aux produits naturels qui permettent de soigner (dans la limite du possible bien sûr, sans remplacer un médecin).  Dans cette histoire on suit Viola dans son quotidien et dans son changement de vie. Elle quitte l’Italie pour retourner à Paris là où elle a fait ses études. Elle retrouve alors Gisèle qui l’avait en quelque sorte prise sous son aile. Viola va essayer de se reconstruire avec un passé assez lourd mais c’est chose difficile après le drame qu’elle a vécu. Ce roman a une ambiance historique avec la boutique de Gisèle où tout est très ancien mais aussi avec le métier d’herboriste et naturopathe, ce sont des métiers très anciens mais dont on se rend compte seulement maintenant de leur utilité. J’aime beaucoup ces côtés de ce roman : je suis passée par toute une palette d’émotions (tantôt de la joie tantôt de la tristesse) puis, un côté très nature avec les plantes omniprésentes et aussi un côté très frais qui est idéal pour cet été.  Ma lecture m’a donné envie d’en savoir un peu plus sur la médecine douce et elle me donne aussi envie de voyage.

Ce roman vous fera voyager dans le quartier de Montmartre et qui sait peut-être qu’il vous donnera envie d’y aller ! C’est une lecture parfaite pour les beaux jours avec sa touche de vintage mais aussi son côté feel-good !

Concernant les personnages j’ai beaucoup aimé Viola qui est une héroïne à la fois forte et fragile. Elle essaie de surmonter les obstacles qui sont sur son chemin mais des douleurs ancrées profondément refont surface. Gisèle est un personnage attachant, elle joue un peu le rôle de mère de substitution auprès de Viola. Ensuite il y a Camille qui est une jeune femme que Viola apprend à connaître. Elle apporte un peu de fraicheur et de légèreté au roman. Puis il y a Romain, au début je l’ai trouvé assez insupportable avec son caractère et les réflexions qu’il n’hésitait pas à faire à Viola mais au fil du roman on apprend à le connaître et il change un peu. On apprend surtout pourquoi il a se comportement.

Concernant l’écriture j’ai trouvé la plume très fluide et agréable. Les descriptions sont assez présentes sans être pesantes et elles ne coupent pas le récit. Les dialogues sont bien construits. Honnêtement je n’ai pas vu défiler les pages tellement j’ai été happée par le récit, j’avais très envie de savoir ce qui allait se passer. J’ai beaucoup aimé aussi avoir des recettes médicinales ou des conseils naturels et sur des sujets que je connais assez peu finalement.

Lucia Lucia – Adriana Trigiani

Résumé : New York, 1950. À vingt-cinq ans, Lucia Sartori est certainement la plus jolie fille du quartier. L’après-guerre a ouvert de nombreuses possibilités aux jeunes femmes ambitieuses, et Lucia vient de commencer comme apprentie couturière au très chic grand magasin B. Altman sur la 5e Avenue. Son père, qui a brillamment réussi dans les affaires et tient l’épicerie fine italienne la plus réputée, l’a toujours encouragée dans ses ambitions, mais les traditions sont tenaces… Fiancée à son amour d’enfant, l’inébranlable Dante DeMartino, Lucia est déchirée lorsqu’elle rencontre un bel inconnu qui lui promet une vie de luxe dans les beaux quartiers, une vie comme elle n’en lit que dans les magazines. Forcée de choisir entre sa famille et ses rêves, Lucia se retrouve au centre d’un scandale qui révélera des secrets enfouis. L’honneur des Sartori est en jeu…

Mon avis :

Ce roman se passe sur deux époques : l’époque contemporaine qui est très peu présente, elle permet d’installer le roman et de former la conclusion. La deuxième époque se passe dans les années 1950 si je me souviens bien. Lucia est une jeune femme d’origine italienne elle vit avec ses parents et ses frères. Lucia travaille dans un grand magasin de couturier. Ce roman traite de la condition de la femme à cette époque : le fait qu’une femme soit indépendante et donc travaille pour subvenir à ses besoins. Ses origines italiennes n’aident pas puisque dans ces familles une femme lorsqu’elle se marie doit abandonner son travail pour s’occuper de la maison et des enfants. Une superstition pèse sur la famille de Lucia, superstition qu’elle découvre que pendant le roman. Difficile de faire la part des choses en se disant si c’est la superstition qui empêche les évènements d’arriver ou bien le fait de croire à cette superstition qui empêche les évènements d’arriver ? C’est un débat qui peut durer longtemps. J’ai beaucoup aimé suivre Lucia et sa vie quotidienne. Elle évolue et est pour l’indépendance des femmes. Malgré des évènements difficiles elle arrive toujours à rebondir.

Concernant les personnages j’ai bien aimé celui de Lucia, elle est une jeune femme indépendante qui veut réussir par elle-même et savoir se débrouiller sans l’aide d’un mari. Elle ne veut pas de la condition de femme « soumise » et veut s’affranchir. Elle a du caractère mais comme toute personne lorsqu’on trouve le grand amour on est prêt à tout pour le garder. Ensuite il y a sa famille, qui est omniprésente dans le roman. Ils sont tous attachants à leur manière et font tout pour protéger Lucia qui est la seule fille de la famille. Dante, est un jeune homme un peu macho j’ai eu des difficultés à m’attacher à son personnage. John Talbot me fait un peu penser à un stéréotype de gentleman qui mise tout sur l’apparence. Son caractère est assez ambigu.

Concernant l’écriture, je l’ai trouvée très fluide et agréable. Les sujets comme l’indépendance de la femme, l’envie d’émancipation et la famille etc.. sont très bien détaillés et permettent aux lecteurs de se faire une idée assez précise sur les difficultés de cette époque et des changements qu’elle annonce surtout pour les femmes.

La cueilleuse de thé – Jeanne-Marie Sauvage-Avit

Résumé : Au Sri Lanka, l’ancien Ceylan, Shemlaheila est cueilleuse de thé dans une plantation. Depuis dix ans déjà, elle ploie sous les lourds sacs de feuilles de thé et sous le joug des contremaîtres, mais, à l’aube de ses vingt ans, la jeune femme a d’autres rêves. Elle est bien décidée à partir, à échapper à la condition de celles qui, dans les théiers et dans les maisons, sont au service des hommes. Elle ne sera pas cueilleuse de thé toute sa vie, comme sa mère, comme toutes ces femmes asservies qui n’ont d’autres horizons que les interminables rangées de théiers…

Du Sri Lanka à Londres, à la découverte d’un pays complètement différent du sien, Shemla va découvrir une autre culture, d’autres personnes et surtout d’autres envies. La cueilleuse de thé qu’elle a toujours été choisira-t-elle de revenir au pays, ou de se créer une nouvelle vie ?

 

Mon avis :

J’avais très hâte de lire ce livre, j’aime beaucoup ces pays qui sont très peu développés et mis en avant finalement dans notre société.

L’histoire se passe au début au Sri Lanka. L’héroïne Shemlaheila, est une jeune femme de 20 ans. Elle est cueilleuse de thé dans une plantation. On ne suit pas que Shemlaheila même si elle est le personnage principal. J’ai trouvé le début du roman assez dur à travers les conditions de vie et de travail de la femme dans ce pays méconnu. L’esclavagisme est un point important du roman : l’esclavagisme au travail mais aussi l’esclavagisme à la maison. Les femmes sont considérées comme des objets qu’on peut prendre et jeter comme on veut. Le viol est monnaie courante dans ces plantations et les femmes n’ont aucun droit. C’est difficile d’imaginer des conditions de vie comme celles-ci quand on voit la différence avec notre pays. On n’imagine pas la chance que l’on a ! Les cueilleuses de thé en plus de travailler dans des conditions difficiles pour un salaire de misère sont formatées pour ne pas faire de bruit, être invisibles même lorsque des touristes viennent les voir. Shemlaheila décide de se sortir de ce cercle sans fin et part pour l’Angleterre. C’est tout un périple pour elle de pouvoir accéder à ce pays tant désirer et surtout d’accéder à la liberté. Shemlaheila est une héroïne pleine de courage et de volonté. Elle est un exemple pour celles qui voudraient changer leur vie. Bien sûr tout ne lui réussit pas tout de suite, elle subit de nombreuses épreuves mais elle a toujours la force de rebondir. Concernant l’écriture je l’ai trouvée travaillée et très intéressante. Dans certains passages j’ai ressenti comme de la retenue afin de laisser le lecteur se faire sa propre opinion. Cela ne m’a pas empêchée, bien au contraire, de ressentir de l’empathie pour toutes ces femmes qui vivent ces difficultés au quotidien. Ce livre met en avant une femme au départ assez commune mais qui grâce à sa force et sa persévérance fera tout pour arriver à son idéal.

La plage de la mariée – Clarisse Sabard

Résumé : La vie de Zoé, 30 ans, bascule lorsqu’un coup de téléphone lui apprend que ses parents ont eu un grave accident : son père est mort sur le coup et sa mère est trop grièvement blessée pour espérer s’en sortir. Avant de mourir, elle confie cependant à Zoé que l’homme qui l’a élevée n’est pas son véritable père. Pour retrouver ce dernier, elle lui donne un seul indice : la plage de la mariée.

Mon avis :

Depuis le début de ce partenariat je suis globalement ravie de mes lectures et celle-ci ne fait pas défaut puisque c’est un coup de cœur !!

Dans cette histoire on suit le quotidien de Zoé, une jeune femme d’une trentaine d’années qui décide de partir à la recherche de son père biologique. 6 mois auparavant ses parents sont tués dans un accident de moto juste avant que sa mère meurt elle apprend que son père biologique n’est pas celui qu’elle croit. Toutefois sa mère lui donne comme seul indice « la plage de la mariée ». Après de nombreuses recherches Zoé part donc en Bretagne. J’ai beaucoup aimé ce roman qui semble être une quête de recherche de soi pour Zoé au travers de la recherche de son père biologique mais au final cela va au-delà. Elle change totalement de vie : elle part de Nice pour s’établir dans un petit village de Bretagne et elle est serveuse dans une cupcakerie (oui assez étrange de trouver une cupcakerie dans un village de Bretagne !). J’avoue que lors de la découverte de son père je n’ai pas pensé à lui. La légende de la plage de la mariée est présente dans le roman tout en étant pas le point central. Le moment des révélations est bouleversant car il y a toute une histoire plus profonde que cette recherche. Ce livre traite d’une histoire de famille certes, mais il va plus loin en nous délivrant des messages tels que : la quête de soi, le pardon, l’amour, la tolérance … j’ai adoré découvrir l’histoire de Zoé et des autres personnages.

Concernant les personnages j’ai beaucoup aimé celui de Zoé. Elle est une jeune femme attachante, elle fait tout pour découvrir qui est son père et j’ai trouvé sa persévérance admirable. Ensuite il y a Alice, qui est sa patronne. Au début je pensais qu’elle avait à peu près le même âge que Zoé mais elle pourrait être sa mère, sa manière de parler lui donne l’air plus jeune. C’est une femme pleine de bonté et prête à tout pour aider les autres. Je ne vais pas m’étendre sur chaque personnage mais il y a aussi les deux meilleurs amis de Zoé qui sont toujours là pour la soutenir L’héroïne vit dans un village elle découvre donc ses habitants, ça fait une panoplie de personnages tous différents avec leur caractère et leurs caractéristiques. Certains attachants d’autres moins mais après tout n’est-ce pas ça la vie ? Faite de personnes qu’on aime plus ou moins ?

Concernant l’écriture je l’ai trouvée travaillée et des détails sont présents dans le livre. J’habite près de Lorient j’ai donc eu le plaisir de retrouver certains endroits que je connais de cette ville. Pour moi ces éléments ont rendu encore plus réaliste cette histoire. L’auteur a réussi à donner vie à ses personnages, j’avais l’impression de les connaître et de pouvoir les croiser au coin de la rue !