Archives pour la catégorie Romance historique

Le Ranch des trois collines – Leila Meacham

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Résumé : Printemps 1900. Séparés à leur naissance, des jumeaux, Nathan et Samantha, fêtent leur vingtième anniversaire, dans des comtés éloignés de l’État du Texas, sans se connaître ni soupçonner l’existence de l’autre… À la ferme de Barrows, Nathan reçoit une visite inattendue qui va bouleverser son existence. Trevor Waverling, un titan des premières heures du forage pétrolier, vient lui proposer un pacte des plus étranges… À Fort Worth, à trois jours de chevauchée au sud, Samantha décide que son destin se trouve sur les terres de Las Les Lomas, le ranch des Trois Collines, l’un des plus grands du Texas. La jeune fille entend aider son père adoptif à réaliser son rêve : devenir un titan de l’élevage texan. Mais malgré les secrets bien gardés, les routes de Nathan et Samantha sont appelées à se croiser… La vie réunira-t-elle les jumeaux séparés ?

Mon avis :

Je remercie les Editions Charleston pour ce partenariat !

L’histoire se passe au début du XXème siècle, aux Etats-Unis. Le contexte historique est très bien exploité au travers des habitations : les ranchs, la campagne environnante et les installations qui commencent à se faire. Puis l’exploitation du pétrole qui prend de plus en plus d’ampleur. Les habitudes vestimentaires ainsi que les us et coutumes sont aussi décrites sans pour autant rentrer trop dans les détails. J’ai beaucoup aimé découvrir cette époque aux Etats-Unis plus précisément dans le Texas, comté que je connais assez peu. Ensuite, l’histoire en elle-même est assez prenante. On suit en parallèle Nathan, jeune homme qui voit sa vie prendre un grand tournant, de grands changements s’opèrent pour lui très vite dans le roman. Il lui faut alors s’adapter à sa nouvelle vie. On ressent tous ses sentiments et ses doutes face à cette nouvelle vie et nous aussi on s’adapte au fur et à mesure comme lui. Puis on suit Samantha, fille unique d’un couple qui possède un ranch. On voit dès le début une destinée toute tracée pour elle mais au final ce n’est pas dérangeant car certains évènements viennent aussi tout bouleversé. L’auteur dépeint une fresque familiale, montre aussi le contexte économique et historique de cette époque. Les changements qui s’opèrent dans ces familles se font petits à petit. J’ai beaucoup aimé découvrir ces familles et j’avais l’impression d’évoluer en leur compagnie.

Concernant les personnages, Nathan, est un jeune homme plein d’esprit et attachant. Il possède un caractère doux et est toujours là pour ses proches. Je le trouve par contre parfois un peu trop malléable et j’aurai aimé qu’il fasse preuve de plus de caractère. Petit aparté j’adore la relation qu’il a avec son chien ! Ensuite il y a Samantha, qui elle, possède un vrai caractère et veut aller au bout de ses ambitions quitte à ce que ça ne plaise pas à tout le monde. Il y a de nombreux personnages qui les entourent et qui ont chacun leur importance à leur manière. Certains personnages m’ont fait penser à des personnages de romans classiques. On a vraiment l’impression de voir évoluer une famille sous nos yeux et de faire partie de leurs moments privilégiés entre eux.

Concernant l’écriture elle est assez fluide. Malgré la présence de descriptions assez courantes cela ne casse pas le récit et au contraire donne plus de relief au roman. Pour moi ce roman est une fresque familiale où l’on suit les personnages avec chacun son passé et ses caractéristiques. Chacun de nous peut se retrouver dans ce roman et se reconnaître en l’un des personnages. Le récit est d’autant plus réaliste avec la présence de certaines évolutions qui ont lieu au début du XXème siècle.

En quelques mots : Une très belle lecture, une histoire intéressante, des personnages bien travaillés et j’ai aimé découvrir cette époque dont je n’ai que peu de connaissances.

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Summerset Abbey T1 : les héritières – T.J. Brown

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Résumé : Londres, 1913. Prudence a grandi auprès de Rowena et Victoria, qu’elle considère comme ses sœurs, oubliant parfois qu’elle n’est que la fille de la préceptrice. À la mort de sir Philip, les deux orphelines sont recueillies par leur oncle au domaine de Summerset Abbey, mais pour rester avec elles, Prudence doit accepter de rejoindre le rang des domestiques. Alors que le monde moderne frappe à la porte du manoir, la jeune femme se retrouve face à son destin.

Mon avis :

Qu’il y ait marqué « Downton abbey » en quatrième de couverture m’a légèrement donné envie de le lire (c’est peu dire..)

Je commence tout de suite par vous dire qu’il ne faut en aucun cas identifier cette lecture à l’univers de Downton Abbey. Il faut surtout aimer les romances historiques car les domestiques sont peu présents dans le roman. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ici, ce n’est pas du tout moitié moitié. La plupart de l’intrigue a lieu dans la haute société. J’ai aimé découvrir une société totalement éparse, la famille n’est qu’apparence et il y a de nombreux sujets de discordes. Les femmes commencent à vouloir prendre leur indépendance et surtout à oser la prendre ! La vie de Prudence et les soucis qu’elle découvre au fur et à mesure montre le fossé entre ces deux sociétés. Difficile de s’habituer à servir les personnes dont on se sent l’égale… Une jolie histoire et une peinture d’une société en plein changements.

Concernant les personnages Rowena, l’ainée est assez froide. Au début j’ai bien aimé son personnage assez protecteur vis-à-vis de Victoria et de Prudence, mais plus j’avançais dans le roman et plus je n’arrivais pas à définir son caractère. Même à la fin de ce premier tome je reste dubitative. Ensuite il y a Victoria, elle a un tempérament très impulsif, elle n’hésite pas à dire ce qu’elle pense que ça plaise ou non. J’aime beaucoup sa franchise et son envie de bien faire pour tout le monde. Puis il y a Prudence, le personnage que j’ai préféré dans ce premier tome. Elle n’a pas eu une vie facile contrairement à ce que l’on pourrait croire et pendant ce premier tome j’ai ressenti sa détresse et son sentiment d’être perdue dans une société qu’elle n’aime pas.

Concernant l’écriture j’ai aimé les aspects historiques concernant le début du XXème siècle et le langage un peu plus soutenu que celui d’aujourd’hui. La fin me donne envie d’ouvrir tout de suite le second tome, ce qui me retient : je ne l’ai pas encore ^^

En quelques mots : Une très belle lecture qui me donne envie de me précipiter sur la suite !

Elizabeth Darcy – Abigail Reynolds

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Résumé : Dans Orgueil et Préjugés de Jane Austen, Elizabeth affirme à l’orgueilleux Darcy qu’il serait le dernier homme au monde qu’elle consentirait à épouser. Et si elle n’avait jamais prononcé ces mots ? Dans cette réécriture d’Orgueil et Préjugés, Elizabeth consent malgré elle à devenir la maîtresse de Pemberley, déclenchant un jeu de chassés-croisés qui risque de mettre en péril leur amour.

Mon avis :

Je ne vais pas à chaque fois vous expliquer mon amour pour Orgueil et préjugés et mon admiration sans fin pour son auteur. Après tout ceux qui me connaissent le savent très bien.

J’ai beaucoup aimé ce remake d’Orgueil et Préjugés et j’avoue avoir été très surprise d’avoir autant aimé. L’histoire de départ et les éléments importants sont tous respectés dans l’ordre chronologiques mais ils ont aussi tous le même degré d’importance que dans le livre de Jane Austen. Cela est tout de même étrange de voir un mariage où Elizabeth et Darcy ne filent pas le grand amour. On rentre dans les pensées d’Elizabeth les trois quarts du roman et l’on comprend son aversion pour Darcy, vu ce qu’elle sait, mais comment arriver à ne pas aimer Darcy ? J’étais littéralement subjuguée par lui et l’histoire originale y est pour beaucoup. J’ai adoré découvrir ce qui se passe après le mariage d’Elizabeth et Darcy. Découvrir leur quotidien, le domaine, apprendre à découvrir réellement Georgiana (la petite sœur de Darcy). Un livre fait pour les fans de Jane Austen.

Concernant les personnages j’ai trouvé que l’auteur avait bien respecté les personnages d’origines. Elizabeth a toujours son franc parler, sa passion pour la marche et son amour pour sa famille, particulièrement pour son père et Jane. Darcy paraît froid, distant mais sait aussi se montrer fou d’amour, séducteur et gentleman (tout le long du roman je voyais Colin Firth, ça a du favoriser encore plus mon avis positif … ^^). Quant à Georgiana elle est tout aussi timide et semble toujours douter d’elle. J’ai aimé la découvrir et voir un peu plus la complicité et l’amour qu’elle a pour son frère. Le seul bémol sur ce roman concernant la cohérence dans le caractère des personnages concerne Elizabeth, je trouve qu’elle est un peu trop larmoyante. Elle pleure beaucoup de fois alors que pour moi j’imagine plus Elizabeth se mettre en colère ou taper du pied plutôt que pleurer à tout va.

Concernant l’écriture je l’ai trouvée très fluide et le vocabulaire du XIXème siècle est très bien respecté. Les dialogues sont bien construits et aucune incohérence ne m’a sauté aux yeux. Toutefois, comme à chaque lecture austenienne, la plume de Jane Austen n’y est pas. Je n’ai pas retrouvé son ironie et je désespère qu’un jour un auteur arrive à faire quelques traits d’humours de la même manière qu’elle.

En quelques mots : Un presque coup de cœur pour ce roman qui est ma première lecture austenienne de l’année 2015. Je suis contente d’avoir commencé par ce livre. Une immersion dans Pemberley quoi de mieux pour faire rêver ?

 

 

Outlander : Le chardon et le tartan – Diana Gabaldon

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Résumé : 1945. Claire passe ses vacances en Ecosse, où elle s’efforce d’oublier la Seconde Guerre mondiale après de son mari, tout juste rentré du front. Au cours d’une balade, la jeune femme est attirée par un mégalithe, auquel la population locale voue un culte étrange. Claire aura tôt fait d’en découvrir la raison : en s’approchant de la pierre, elle se volatilise pour atterrir au beau milieu d’un champ de bataille.

Le menhir l’a menée tout droit en l’an de grâce 1743, au cœur de la lutte opposant Highlanders et Anglais. Happée par ce monde inconnu et une nouvelle vie palpitante, saura-t-elle revenir à son existence d’autrefois ?

Mon avis :

Je pensais résister à ce livre mais finalement je n’ai pas résisté longtemps après sa sortie. Déjà parce qu’il me faisait envie depuis l’annonce de sa sortie mais aussi parce que j’ai très envie de visionner la série, chose que je fais généralement après avoir lu le livre.

L’histoire au début commence après la seconde guerre mondiale en Ecosse. Le contexte d’après guerre est bien décrit même si ces chapitres n’ont pas une grande importance pour l’intrigue. Toutefois, j’ai aimé les indices semés par l’auteur à travers des détails mais aussi les personnages. Ensuite le personnage de Claire, l’héroïne du roman, se retrouve au XVIIIème siècle. C’est vraiment là que l’histoire commence. J’ai aimé le contexte historique qui offre une vue assez complète de la vie quotidienne à cette époque. On découvre la manière de vivre des Ecossais mais aussi les paysages et les coutumes. Il y a de nombreuses péripéties mais j’ai trouvé des passages assez longs. Peut-être un peu trop détaillés ou encore pas assez d’actions par moment. Toutefois, l’auteur propose une réelle immersion en Ecosse. Tout est abordé : les repas, l’hygiène (qui est quasi inexistante) mais aussi la médecine de l’époque ou encore la guerre. A la fin l’intrigue s’accélère et on a très envie de découvrir la suite.

Concernant les personnages je parlerai que des deux principaux pour ne pas vous spoiler mais aussi parce que si je parle de chaque personnage j’en ai pour deux heures je pense. Claire est une jeune femme (qui a 27 ans je crois) dynamique et toujours prête à aider son prochain. Elle est infirmière, heureusement qu’elle aime aider ! Je l’ai trouvé attachante mais certains points dans sa manière de vivre m’ont gênée : si vous vous trouviez dans une autre époque, même avec un beau jeune homme, vous ne passeriez pas votre temps à vous poser mille et une questions ? Certes, elle se pose les bonnes questions et au début elle a des doutes et des peurs mais j’ai trouvé qu’elle s’adaptait facilement à sa nouvelle vie !

Puis il y a Jamie le bel écossais (en kilt ! Je ne comprends pas la fascination pour les kilts …). Il est tout de même jeune mais pour l’époque ce n’est pas forcément perçu de la même manière qu’aujourd’hui. Je l’ai trouvé « charmant » mais je n’ai pas autant été touchée par ce personnage que beaucoup de lectrices. (Peut-être que je le serais plus pour le personnage de la série !). Un trait de son caractère que j’affectionne particulièrement c’est que lui aussi aime aider son prochain – il a la force en plus par contre et ça c’est utile ! Mais certaines de ses réactions et son comportement m’ont parfois choquée..

Concernant l’écriture j’ai adoré découvrir l’Ecosse de cette époque à travers certains paysages verdoyants et les us et coutumes des habitants. Les descriptions sont détaillées mais parfois un peu trop. L’auteur n’hésite pas à montrer les bons côtés comme les mauvais. Certaines horreurs sont décrites avec une vérité qui fait froid dans le dos.

En quelques mots : Une agréable lecture grâce à l’immersion totale dans l’Ecosse du XVIIIème siècle mais pas un coup de cœur. Certains passages sont un peu trop lents à mon goût et je n’ai pas trouvé certaines réactions des personnages adaptées. Toutefois, je lirai la suite !

 

Petits secrets et grand mariage – Louise Allen

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Résumé : Elinor se fiche bien que la saison batte son plein à Londres. Pendant que les autres filles dansent dans les salons en espérant y ferrer un mari, elle trouve son bonheur à la campagne et dans la peinture… Jusqu’à sa rencontre avec le séduisant lord Ravenhurst, qui se moque de ses airs revêches et l’attire par sa drôlerie et sa conversation. Grand amateur d’art comme elle, il est à la recherche d’un objet précieux qu’on lui a volé. Et ça, se lancer dans une folle aventure pleine de rebondissements avec un jeune gentleman juste un peu débauché et vraiment très séduisant, l’intrépide Elinor n’est pas sûre de pouvoir y résister !

Mon avis :

J’aime bien les romances et plus particulièrement les romances avec un côté historique (surtout le XIXème siècle !) J’avoue qu’ici la romance prime sur le reste et prend beaucoup d’ampleur. J’ai trouvé les convenances très peu exploitées si ce n’est citées à plusieurs reprises. Mais ici il s’agit bien de la liberté qui est mise en avant aussi le côté historique avec les convenances n’est qu’un prétexte à la romance. L’enquête présente est assez intéressante et permet de rendre le livre un peu moins plat et j’avoue que sans cela je n’aurai pas vraiment aimé, même si j’ai lu ce livre en très peu de temps. Par contre j’emet un gros bémol : pourquoi s’acharner à vouloir faire un rapprochement avec Jane Austen !!! Je cite la quatrième de couverture : « Tasse à thé, mousseline, redingote et gossip. Tout l’esprit de la Régence anglaise hérité de Jane Austen. ». Gossip ? Jane Austen ?? Parfois il faudrait peut-être relire les œuvres originales pour ne serait-ce que penser à un rapprochement ! Jane Austen n’écrivait PAS de simples romances !! Bref je vais m’arrêter là car sinon je risque d’en avoir pour quelques heures..

Concernant les personnages Elinor (l’auteur à bien choisi le prénom car du coup je n’ai pas arrêter de penser à Raison et Sentiment de Jane Austen) est une jeune femme dotée d’un cerveau, certes, mais visiblement elle n’en fait que très peu l’usage dans ce roman. Par contre elle est douée pour le dessin et ça c’est une qualité (mais je ne vois pas le rapport avec l’intelligence..). Ce qui me fait dire qu’elle est un peu stupide c’est qu’elle a des réactions très stupides en « amour »… Ensuite il y a Theo Ravenhurst qui est un héros pas commun, tout simplement parce qu’il est roux (il faut reconnaître que les roux ont rarement les beaux rôles (ou même un rôle tout court) dans les romans). Il a certes du charme et une belle personnalité mais pour moi il est loin d’un héros de l’époque Régence. Quant aux autres personnages il y a la mère d’Elinor qui est une personne dévouée à son art et loin des rêves qui inspirent sa fille. Ensuite il y a le comte Léon qui est un homme assez effacé mais un bon hôte.

L’écriture est assez fade et c’est ce qui m’a le plus dérangé. Le vocabulaire, pour moi, ne correspond pas à l’époque citée..

En quelques mots : Une lecture agréable (si on omet le rapprochement avec Jane Austen !) mais trop prévisible..