Les lendemains avaient un goût de miel – Marlène Schiappa


Résumé : Justine rentre en train de Milan où elle a réglé avec ses filles et ses deux sœurs la succession de leur arrière-grand-mère. Surprise : alors que toute la famille roule
sous le luxe, elle-même hérite uniquement d’une vieille boîte en carton, remplie de babioles et d’un carnet abîmé… Elle plonge alors dans la vie de « Jolie Rose » qui lui raconte sa vie à travers les objets de cette boîte : son enfance à la fin du XIXe siècle façon La Petite maison dans la prairie à Dijon, sa famille misérable mais soudée, le retour des soldats en 1918, les concours d’écriture, les promenades avec ses sœurs, sa rencontre avec un diplomate italien… Elle se remémore par écrit tout ce qui l’a menée à une photo jaunie de « jour heureux de ses fiançailles », en 1927. Les confidences posthumes de son aïeule font écho à sa propre vie : Justine, star de la blogosphère, découvre la vie de mère célibataire et fauchée. Mais quel message Jolie Rose veut-elle lui transmettre depuis le passé ? Pourquoi une chanson revient-elle sans cesse dans le récit de son aïeule ? Et qui est ce mystérieux voisin de train, Lorenzo ? Peut-il l’aider à retrouver son véritable héritage ?

 

Mon avis :

 

J’aime beaucoup les romans de famille. Ici la famille est au cœur de l’intrigue. Je pense qu’on aimerai tous savoir comment étaient nos ancêtres, ce qu’ils faisaient etc.. c’est un sujet qui me passionne. Le roman raconte l’histoire de ma narratrice, qui vit à notre époque mais qui apprend à travers des lettres que son arrière grand-mère lui a léguées, le passé de sa famille. Comment son arrière grand-mère a rencontré son mari, sa vie lorsqu’elle était jeune etc.. J’aime beaucoup ce côté historique dans les romans de famille car souvent certains éléments permettent de bien situer l’époque et d’être totalement immergé dans la vie des personnages. J’aime beaucoup l’idée de départ de savoir le passé de la famille de la narratrice au travers d’une boite pleine de souvenirs. Les lettres permettent de laisser une trace de nous sur terre, bien plus qu’un e-mail qui est très impersonnel, je trouve. Rose, l’arrière grand-mère de la narratrice, raconte sa jeunesse, sa vie chez elle, la guerre qui fait rage et les conséquences sur leur vie, leur entourage etc.. C’est une belle histoire de famille très intéressante j’aurai d’ailleurs aimé que le livre soit plus long pour découvrir beaucoup plus de détails. Le thème des souvenirs est omniprésents, aussi bien à travers la boite pleine d’objets que l’effet de la guerre sur les personnages et les ravages qu’elle créée. Il y a aussi une très belle histoire d’amour qu’on voit naitre et s’épanouir dans le roman. Un roman certes un peu court mais qui nous fait passer par une palette d’émotions à travers les souvenirs des personnages.

Concernant les personnages il y en a tellement qu’il serait difficile de parler de chacun, en tous les cas je les ai trouvés bien travaillés avec chacun une identité propre qui permet de mettre un visage sur un nom. Rose, est une jeune femme courageuse qu’on ne peut qu’apprécier.

Concernant l’écriture, je l’ai trouvée simple, dans le bon sens du terme. Les pages défilent très vite, j’ai lu ce roman en une après-midi aussi j’ai vraiment été embarquée par l’univers et la plume de l’auteur.

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Lait et miel – Rupi Kaur


Résumé : Construit autour de courts poèmes en prose, Lait et Miel parle de survie.
De l’expérience de la violence, des abus sexuels, de l’amour, de la perte et de la féminité.
Le recueil comprend quatre chapitres, et chacun obéit à une motivation différente, traite une souffrance différente, guérit une peine différente.
Lait et Miel convie les lecteurs à un voyage à travers les moments les plus amers de l’existence, mais y trouve de la douceur, parce qu’il y a de la douceur partout si l’on sait regarder.

 

Mon avis :

Le livre est composé de quatre parties : souffrir, aimer, rompre, guérir. Chaque partie aborde des thèmes différents qui sont déjà compris dans le titre mais les différentes parties se rejoignent aussi en parlant de la condition de la femme en général. La première partie met en avant la souffrance à travers la thématique du viol et le fait que le violeur ne se rend absolument pas compte du mal qu’il fait. La seconde partie met en avant le fait que le mari trompe sa femme et que la femme cherche assez vite une excuse à la conduite du mari. La troisième partie parle du fait qu’il vaut mieux être seule qu’accompagnée d’une personne qui ne nous respecte pas. Et pour finir la troisième partie fait passer des messages sur la condition de la femme et la manière dont les hommes en général perçoivent la femme.

Dans ce livre il y a de nombreuses illustrations. J’ai trouvé qu’assez souvent les dessins avaient un côté enfantin. Pour la première partie : souffrir, cela correspond peut-être au fait que l’auteur parle de l’enfance. Les dessins sont assez simples, avec des traits au crayon mais assez subjectifs. Honnêtement je suis restée extérieur à l’histoire de ce livre. C’est un livre de poèmes libres (vers libres et pas forcément de rimes). Pour être franche je suis assez insensible à la poésie moderne. J’aime les règles qu’il faut respecter dans la poésie classique tout comme pour le théâtre. De plus, ici il y a de l’érotisme assez omniprésent, mais un érotisme peu charmant et valorisant, je l’ai trouvé un peu vulgaire même par moments de par le vocabulaire et les illustrations. Au final je suis restée assez extérieure à l’histoire que l’auteur présente et j’ai eu du mal à trouver une véritable poésie à ce récit. Toutefois, j’ai aimé certains messages que l’auteur fait passer dans son livre et certaines tournures de phrases. L’auteur fait passer le message que la femme peut vivre sans l’homme et n’est en aucun cas l’objet de l’homme (qu’il soit le père, le mari etc..). La femme est indépendante et sait se relever après des épreuves.

Miss Dumplin – Julie Murphy


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Résumé : Willowdean est ronde, et alors ? Pas besoin d’être super slim pour s’assumer. Jusqu’au jour où elle rencontre Bo, qui porte un peu trop bien son nom, et ne tarde pas à lui voler un baiser. Mais peut-il vraiment l’aimer ? On lui a tellement dit que les filles comme elle ne sont que des seconds rôles.

Un seul moyen de retrouver confiance en elle : faire la chose la plus inimaginable qui soit… s’inscrire au concours de beauté local présidé par sa propre mère, ex-miss au corps filiforme. Entraînant dans son sillage tout un groupe de candidates hors normes, Will va prouver au monde, et surtout à elle-même, qu’elle aussi a sa place sous les projecteurs.

Mon avis :

J’avais beaucoup entendu parler de ce roman déjà en vo, de par son sujet peu commun il avait beaucoup fait parler de lui.

L’histoire est centrée sur le personnage de Willowdean, qui est une adolescente mal dans sa peau à cause de son surpoids important. Ce sujet est le sujet central du roman : comment avoir confiance en soi lorsqu’on aime pas son corps ? Comment trouver l’amour ? Etc.. toutes ces questions que nous nous posons tous à l’adolescence. J’ai trouvé par moments ce roman poignant lorsque Willowdean raconte ses difficultés avec les moqueries des autres, ses peurs de ne pas être aimée. Il y a aussi sa vie de famille qui est loin d’être simple. Je pense que beaucoup d’adolescentes peuvent se retrouver en elle que ça soit par rapport au poids, à la confiance en soi, les problèmes de famille et les questions sur le futur. C’est un roman que les jeunes devraient lire pour comprendre le mal être de l’adolescence et accepter la différence des autres. J’ai aimé suivre le quotidien de cette jeune fille mais je m’attendais à une fin plus surprenante. Donc un petit bémol avec la fin..

Concernant les personnages je ne parlerai que de Willowdean. Elle est attachante et on ne peut que vouloir l’aider. Certes, par moments je n’ai pas compris ses réactions mais je mets ça sur le compte de l’adolescence. Elle est très débrouillarde et indépendante mais aussi très courageuse. Elle va faire quelque chose que peu de filles mal dans leur peau serait capable de faire.

Concernant l’écriture je l’ai trouvée simple et très accessible. Malgré tout je pense que c’est le point faible de l’histoire. Par moments je l’ai trouvée très plate et les dialogues sont un peu longs et pas n’ont pas forcément d’intérêt.

En quelques mots : Un sujet principal finalement peu abordé, toutefois ce roman plaira aux adolescentes et peut même aider celles qui sont mal dans leur peau car l’héroïne est attachante et l’histoire sympathique. Un roman que je conseille aux adolescentes en général.

Hantée tome 1 : Les ombres de la ville – Maureen Johnson


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Résumé : A Londres, un assassin hante les rues, réveillant la légende de Jack l’Eventreur. Malgré l’omniprésence des caméras, le tueur est indétectable sur les écrans. Aurora, arrivée depuis peu sur son campus, se rend compte qu’elle est la seule capable d’apercevoir son ombre. Accompagnée d’un mystérieux jeune homme, elle plonge au plus profond des brumes de la cité pour arrêter le meurtrier avant qu’il ne récidive…

Mon avis :

Le mois d’octobre est arrivé et j’avais très envie de lire certains livres qui sont dans ma PAL. Plutôt axer sur le surnaturel ou le policier octobre étant le mois d’Halloween et d’ailleurs différents challenges ont lieu ce mois-ci. J’ai choisi Hantée car il me tente depuis un bon moment !

L’histoire se passe à Londres à cette époque. Jack l’Eventreur est prit pour exemple d’un meurtrier qui reproduit à l’exactitude ses meurtres. Le roman oscille entre des souvenirs de Jack L’Eventreur et les meurtres actuels. Au final l’époque de Jack l’Eventreur est assez peu exploitée. Je m’attendais à lire un parallèle bien développé entre les deux époques mais on évolue vraiment dans le présent. Cela ne m’a pas dérangé mais je ne m’attendais à ça. Alors à ceux qui veulent un roman historique passez votre chemin. Par contre l’ambiance noire et pesante est très présente dans le roman. On suit une adolescente, Aurora, qui se retrouve dans un internat à Londres alors qu’elle habitait aux Etats-Unis. Elle essaie de s’adapter mais son « don » peu banal rend les choses plus diffiicles. J’ai beaucoup aimé le fait de découvrir le quotidien dans cet internat, d’Aurora mais aussi l’enquête qui prend de plus en plus d’ampleur. Même si on découvre assez vite le coupable c’est tout ce qu’il y a autour qui a de l’importance.

Concernant les personnages, j’ai bien aimé Aurora. Elle est une adolescente débrouillarde mais qui montre aussi ses faiblesses quand il le faut. Ensuite il y a Jazza, sa colocataire qui est une camarade à l’écoute et qui essaie d’intégrer Aurora. Au fur et à mesure d’autres personnages apparaissent et deviennent importants. Ils sont difficiles à cerner et je pense que dans le second tome on en apprend plus sur eux.

Concernant l’écriture, je l’ai trouvée fluide et les descriptions bien faites. L’ambiance est assez sombre sans être trop effrayante. Ce roman est parfait pour les personnes qui veulent se lancer dans un roman à l’ambiance un peu effrayante, cette lecture est idéale pour la période d’Halloween.

En quelques mots : Une belle lecture malgré certains aspects restés un peu trop en surface (le côté historique avec Jack L’Eventreur). Une intrigue qui se met en place et une enquête intéressante.

La fille qui aimait les abeilles – Santa Montefiore


Résumé : 1973. Trixie Valentine est amoureuse du leader d’un groupe anglais de rock qui passe l’été sur la petite île au large de Cape Cod (Massachusetts) où elle a grandi. La jeune femme en a assez de sa vie isolée, et rêve des grandes villes du monde. Elle a prévu de quitter l’île à l’automne avec Jasper ; après tout, elle ne veut pas finir comme sa mère, Grace, qui s’occupe des jardins des grands propriétaires depuis qu’elle a quitté l’Angleterre avec son mari, Freddie, à la fin de la guerre. Trixie ne comprend pas non plus l’obsession de sa mère pour les abeilles, et pourquoi elle les regarde s’affairer autour des ruches.

1937, l’Angleterre se prépare à la guerre, et la jeune Grace Hamblin est sur le point de se marier. Mais alors qu’elle est sur le point de s’engager avec Freddie Valentine, elle est déchirée entre cet amour de jeunesse et le superbe aristocrate qu’elle ne pourra jamais épouser, malgré son amour débordant pour lui. Le prix à payer pour faire le bon choix est énorme, et elle transporte sa douleur de l’autre côté de la planète, où Freddie, revenu gravement blessé de la guerre, amène également sa propre douleur, mais aussi un énorme secret.

 

Mon avis :

Au début de ma lecture j’ai eu quelques difficultés à rentrer dans l’histoire mais une fois deux ou trois chapitres lus j’ai été embarquée par le récit. L’histoire se passe entre deux époques : les années 1930 et les années 1980-1990. Même si j’ai aimé les deux périodes j’ai préféré celle qui se passe dans les années 30. J’adore les romans historiques et pouvoir me plonger dans une époque que je n’ai pas vécue. Dans les années 30 on suit Grace, qui vit avec son père qui est apiculteur et jardinier pour le domaine de la famille, Penselwood. La romance est au cœur du roman mais l’auteur fait évoluer le personnage de Grace qui devient une femme et qui veut s’émanciper de sa condition de fille au foyer. Elle a un père aimant qui l’aide à faire ce qu’elle veut. Pendant cette période la seconde guerre mondiale est présente dans le roman. On voit alors les femmes prendre la place des hommes aux champs, à la ferme etc.. Les femmes deviennent alors  indépendantes. On ressent aussi le malheur que cause cette guerre sur les familles, la vie du peuple mais aussi la difficulté pour les soldats d’être sur le front loin de leurs proches à risquer leur vie à chaque instant. Dans l’époque plus proche de la nôtre on suit Trixie, qui est la fille de Grace. Elle a un sacré caractère et se bat pour vivre ses rêves. Elle va partir à la recherche du passé de sa famille en découvrant des objets qui l’intrigue. Ce roman traite pour moi de l’émancipation de la femme au travers des deux époques où l’on peut constater de nombreuses différences. Il traite aussi de la dureté de la guerre, de s’adapter à une vie différente et de la différence entre les classes sociales. L’amour est omniprésent sans tomber dans la mièvrerie.

Concernant les personnages, j’ai beaucoup aimé celui de Grace qui possède un caractère bien à elle. Elle est assez têtue et volontaire. Au début du roman elle est assez rêveuse mais pendant son évolution son caractère va devenir un peu plus secret et réaliste. Trixie est une femme pleine d’ambitions qui montre même un caractère féministe mais reste tout de même rêveuse, ce qui la rapproche de sa mère. Freddie, est un homme finalement assez mystérieux. On sait ce qu’il a vécu sans pour autant le connaître en profondeur. Je ne parlerai pas des autres personnages pour éviter les spoilers et laisser les lecteurs découvrir ce roman.

Concernant l’écriture je l’ai trouvée fluide et très agréable. J’ai été transportée par ce récit et les descriptions de l’auteur que ce soit concernant les deux époques mais aussi les paysages et la manière dont on s’occupe des abeilles et des fleurs. L’auteur différencie bien les classes sociales et le fossé qui les sépare. L’histoire m’a passionnée et j’ai été émue par la vie de ses personnages.

 

Les larmes de la liberté – Kathleen Grissom


Résumé : En 1810, James Pyke, 13 ans, fils d’un planteur et d’une esclave, fuit sa Virginie natale. Vingt ans plus tard, le jeune homme, qui a toujours caché le secret de ses origines, a intégré la haute société de Philadelphie et vit une passion avec une ravissante aristocrate, Caroline. Mais celle-ci tombe enceinte et, rapidement, son père menace James.

C’est alors que Pan, serviteur et petit protégé du jeune homme, est enlevé et vendu comme esclave en Caroline. James décide de partir à sa recherche. Pourtant, dans cette Amérique sudiste impitoyable, il sait que sa tête est toujours mise à prix. Parviendra-il à sauver Pan au péril de sa vie ? Retrouvera-t-il Caroline, son grand amour et la mère de son enfant ?

Mon avis :

Voici une nouvelle lecture en partenariat avec les Editions Charleston. Et c’est mon premier coup de cœur pour ce partenariat !

L’histoire se passe au 19ème siècle, aux Etats-Unis. On suit James Pike peu après des évènements qui ont bouleversé sa vie. On le voit évoluer et le roman reprend lorsqu’il est plus grand. En parallèle nous suivons d’autres personnages notamment Pan, un jeune garçon noir. J’aime les récits qui se composent de plusieurs voix différentes. Cela permet d’avoir un point de vue plus complet sur les évènements. Ce roman ne m’a pas du tout déçue sur ce point car les deux personnages sont très importants. Certes, le personnage principal reste James ou Jamie (vous comprendrez le pourquoi de ce nom) mais Pan a une grande importance et influence sur les évènements. L’esclavagisme est au cœur de ce roman. Je suis loin d’être une experte sur ce sujet. C’est une période que je déteste et qui me remplit de haine pour « l’homme blanc » de cette époque. En quoi la couleur d’un homme fait qu’il soit inférieur à nous ? Je ne comprendrai jamais cette pseudo logique.. Ce roman traite de cette époque difficile avec brio. On suit plusieurs points de vues différents sur cette période et c’est très intéressant de voir le point de vue des classes moyennes, élevées et pauvres. Ce roman m’a donné envie de pleurer à de nombreuses reprises devant tant de cruauté mais il montre aussi que chaque homme peut avoir son opinion et que la liberté n’a pas de prix..

Concernant les personnages je ne parlerai que des deux déjà cités au-dessus pour laisser au lecteur la surprise concernant les autres personnages.  James, est un personnage très attachant étant enfant, et adulte on ne peut rester insensible à son charme. Il est des réactions humaines et parfois il a fait des choses que je ne comprenais pas mais justement ça le rend plus réel : l’Homme est loin d’être parfait ! Il est courageux mais il sait aussi avoir peur, il est volontaire et aime se faire discret. Au fil de ma lecture j’ai compris son caractère complexe et j’ai beaucoup aimé son personnage. Puis il y a Pan, on ne peut que l’aimer. Un petit garçon adorable qui a vécu de nombreuses difficultés. La vie ne lui a pas fait de cadeau mais malgré son jeune âge il essaie de s’en sortir et de voir les bons côtés.

Concernant l’écriture je l’ai trouvée très prenante. J’ai littéralement dévoré ce roman. Kathleen Grissom décrit cette période avec brio et sait y mettre des sentiments sans tomber dans la mièvrerie : l’émotion est dosée avec justesse. Les descriptions sont bien détaillées tout en laissant le lecteur s’imaginer des détails.

En quelques mots : Un coup de cœur pour ce roman qui m’a fait pleurer. L’auteur met en avant l’esclavagiste avec une justesse et une vérité saisissante. Des personnages touchants et une histoire dont on ne peut rester insensible.

Les filles de l’été – Mary Alice Monroe


Résumé : Située en plein coeur d’un boisé de chênes et de palmiers nains surplombant la mer, la villa historique de Sea Breeze est la demeure ancestrale de Marietta Muir. Jadis, ses petites-filles adoraient venir y passer leurs vacances, mais voilà des années qu’elles ne lui ont pas rendu visite. Et Mamaw craint qu’une fois qu’elle aura quitté ce monde, les liens familiaux ne s’effritent. La famille Muir est l’une des plus anciennes familles de Charleston, et le sang de leur ancêtre, un capitaine pirate, coule dans les veines des trois petites-filles. Alors, Marietta décide de jeter comme une bouteille à la mer une subtile promesse de butin (des colliers de perles, des meubles anciens à la valeur inestimable, la maison elle-même) pour les appâter et les inciter à revenir.

 

Mon avis :

Ce roman raconte les retrouvailles de trois sœurs qui se retrouvent pour les 80 ans de leur « Mamaw », leur grand-mère. On suit principalement l’une des trois sœurs, Carson. Chacune a une vie différente et a vécu des épreuves. Elles ont leur père en commun mais ont une mère différentes aussi c’est lors de ces retrouvailles qu’elles apprennent à se connaître. Ce roman est touchant par le passé qu’on vécut les trois héroïnes mais aussi par la voix de la grand-mère qui a toujours quelque chose d’important à dire. Ce roman traite de nombreux sujets de sociétés importants comme la famille, l’alcoolisme, l’autisme… L’autisme est un sujet qui me tient à cœur et j’ai trouvé que ce côté-là était expliqué de manière assez simple pour ceux qui ont peu de connaissances. Le roman tourne aussi autour des dauphins qui ont une portée symbolique dans ce roman. Ce roman permet de savoir quelques informations que les humains feraient mieux de se rappeler, ou de connaître … La nature est omniprésente surtout à travers cet animal. Les trois sœurs évoluent dans ce cadre idyllique et apprennent de leurs erreurs, elles découvrent aussi des éléments de leur passé et se reconstruisent. C’est un beau roman sur la recherche de soi ainsi que le respect des autres et de la nature.

Concernant les personnages j’ai trouvé les trois sœurs attachantes et leur personnalité est bien travaillée. Carson, l’héroïne principale, a un passé très douloureux avec ses parents. Elle essaie de se construire sans y parvenir complètement. Elle est très courageuse et persévérante. Dora, l’aînée, est la sœur un peu autoritaire et qui aime l’ordre. C’est celle qui m’a le moins touchée mais je l’ai trouvée courageuse et une mère à l’écoute de son enfant. Puis il y a Harper qui est la cadette. Pour moi c’est son personnage qui est le moins exploité. Elle vit avec sa mère et travaille avec elle. Honnêtement sa mère est, comme elle l’a dit elle-même, le sosie de Miranda Priestly dans Le Diable s’habille en Prada… Je comprends qu’Harper soit assez renfermée avec une mère comme elle.. 

Concernant l’écriture je l’ai trouvée fluide et agréable. J’ai beaucoup aimé les descriptions de la nature environnante et les dialogues semblent de vraies paroles.