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La dame à la licorne – Tracy Chevalier

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Résumé : Désireux d’orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d’avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l’artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s’éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes.

Mon avis :

J’ai lu ce livre en Lecture commune avec Fanny du blog Dans le manoir aux livres.

J’ai eu beaucoup de difficultés à rentrer dans l’univers du livre. Le début est très plat et je n’arrivais pas à rentrer dans l’histoire, à m’attacher aux personnages. Les descriptions du métier de lissier ne m’intéresse pas vraiment et les débuts sont assez laborieux, principalement le premier chapitre qui fait quand même presque 100 pages. Par contre une fois dans l’histoire et après avoir réussi à retrouver qui sont les narrateurs, car ils sont nombreux, j’ai vraiment bien aimé. On est loin du coup de cœur car je m’attendais à autre chose de plus prenant, une histoire qui bouge plus. Toutefois, j’ai aimé découvrir le côté historique avec la tapisserie de la dame à la licorne, ses nombreuses significations (et modifications) ainsi que sa confection. Les histoires qui en découlent avec les personnages m’ont aussi plu. Nicolas des Innocents est au cœur de ce roman. Il est en interaction avec tous les personnages et narrateurs du livre. J’ai beaucoup aimé découvrir les deux jeunes filles principales qui sont totalement différentes, et voir justement les oppositions entre leurs deux milieux. J’ai aimé aussi découvrir quelques aspects de la vie au Moyen-âge, une vie difficile avec un confort très primaire et ou la religion a une grande importance.

Concernant les personnages, le personnage principal est Nicolas des Innocents. Il est difficile à cerner, tantôt gentil, tantôt un vrai goujat. Au final mon avis sur lui est loin d’être positif. Un parisien comme certains se font l’idée (qui est loin d’être vraie pour la plupart !). Ensuite il y a Claude Le Viste, la fille de Jean le Viste. Je l’ai trouvée assez effacée, elle est une jeune fille qui a l’air de s’ennuyer, de ne pas savoir où est sa place dans la société aisée dans laquelle évolue sa famille. Elle veut faire ses propres choix ce qui n’est pas envisageable pour une jeune fille au Moyen-âge. C’est le père qui décide de tout pour l’épouse mais aussi pour les enfants. Pour finir il y a une autre jeune fille qui a un handicap, elle est le personnage que j’ai le plus aimé. Elle possède une différence qui est bien souvent un handicap mais pour elle c’est loin d’être le cas, d’ailleurs j’ai mis du temps à m’en rendre compte même avec les descriptions. Je l’ai trouvé très attachante, elle est volontaire, travailleuse et a ses propres opinions.

Concernant l’écriture j’ai trouvé que le début descriptif était beaucoup trop long. L’auteur met beaucoup trop de temps à mettre en place l’histoire et les personnages. J’ai failli abandonner et heureusement que Fanny m’a dit de m’accrocher.

En quelques mots : Une agréable lecture mais un début bien trop lent. Ceci est notre deuxième roman de Tracy Chevalier, j’espère que le prochain sera meilleur !

Prodigieuses créatures – Tracy Chevalier

 

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Résumé : Dans les années 1810, à Lyme Régis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces « prodigieuses créatures » qui remettent en question les théories sur la création du monde. Très vite, la jeune fille issue d’un milieu modeste se heurte à la communauté scientifique, exclusivement composée d’hommes. Elle trouve une alliée en Elizabeth Philpot, vieille fille intelligente et acerbe qui l’accompagne dans ses explorations. Si leur amitié se double de rivalité, elle reste, face à l’hostilité générale, leur meilleure arme.

Mon avis :

Cela fait maintenant quelques années que j’avais envie de découvrir cette auteure, j’ai acheté ce livre aussi parce que sur la quatrième de couverture Jane Austen est mentionnée (et vous savez que j’ai du mal à résister à cet appel !). Mais le livre est resté longtemps dans ma PAL puis avec Fanny du blog Dans le manoir aux livres, on a décidé d’en faire une LC.

Dès le début du livre j’ai été happée par l’univers assez particulier de l’auteur. J’ai l’habitude de livres des livres du XIXème siècle mais la plupart se passent à Londres ou mélangent des histoires de cœurs avec d’autres sujets. Ici, c’est la découverte scientifique qui prédomine. On y découvre aussi un mélange avec l’envie de l’auteur de mêler différentes classes sociales. Deux récits se superposent, celui de Mary Anning, jeune fille vivant dans un milieu pauvre où trouver à manger est une remise en question tous les jours, et Elizabeth Philpot, qui même si elle n’est pas riche, n’a pas besoin de travailler mais peut être oisive. J’ai aimé ce mélange de récits qui montrent les différences de ces deux classes sociales mais aussi les ressemblances, comme quoi l’amitié n’est pas forcément affaire d’argent. Les découvertes scientifiques sont au cœur du roman et j’ai adoré découvrir en même temps que les personnages des fossiles qui pour elles, au XIXème siècle, sont totalement abstraits. L’auteur a voulu nous faire découvrir une face cachée du XIXème siècle ou les femmes commencent déjà à rêver d’indépendance, d’une position plus avantageuse et de pouvoir être reconnues en dehors du mariage. Finalement, on peut dire que ce roman a un côté féministe mais il s’agit avant tout d’un roman sur une amitié liée grâce à des fossiles.

Concernant les personnages, il y a Mary Anning, qui est une jeune fille illettrée mais qui est une spécialiste des fossiles, pas en étudiant mais en allant chaque jour sur le terrain. Elle est parfois un peu bourrue mais elle a un cœur en or, et peut-être même trop… Il y a ensuite les sœurs Philpot (je ne parlerai que des trois sœurs présentes dans le roman). Elizabeth qui est la seconde sœur, est la deuxième narratrice. Elle est très indépendante et se moque du « qu’en dira-t-on ». Elle est passionnée par les fossiles aussi et ne rêve que de liberté, elle se bat in peut inconsciemment pour la place de la femme. Il y a l’ainée des sœurs, Louise, qui est plus discrète, elle aime la nature et surtout les fleurs. J’ai eu beaucoup de mal à la cerner mais j’ai fini par l’apprécier. Puis, il y a Margaret (elle me fait penser à Margaret dans le roman de Jane Austen Raison et Sentiments). Elle rêve de se marier, les bals sont sa passion ainsi que les robes. La parfaite petite demoiselle. Ce que j’ai aimé aussi dans ce roman c’est qu’on suit les personnages sur de nombreuses années et donc on les voit évoluer au fil du temps.

Concernant l’écriture, même s’il s’agit d’une traduction j’ai beaucoup aimé les descriptions ainsi que les dialogues. Tracy Chevalier met en avant la condition de la femme au XIXème siècle face à un milieu totalement masculin (les sciences) mais aussi les différences entre les classes. Les dialogues sont très intéressants et oscilles entre ironie, plaisanterie et gravité.

En quelques mots : Un roman que j’ai beaucoup aimé et qui me (je dirai même nous avec Fanny ^^) donne envie de découvrir les autres romans de l’auteur.

Vous pouvez trouver l’avis de Fanny en cliquant ici

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Lu dans le cadre du Challenge XIXème siècle de Fanny.